Immobilier neuf

Le recul de l’offre commerciale préoccupe

Si le nombre de mises en vente reste élevé en 2010, l’année marque cependant une nouvelle diminution de l’offre de logements.

Toujours portées par le dispositif Scellier, les ventes de logements neufs affichent une hausse de 17 % sur les neuf premiers mois de 2010 par rapport à la même période en 2009, selon l’Observatoire de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), la nouvelle identité de la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC) - une mutation adoptée en réponse à la progression marquée des activités de gestion (agent immobilier, administrateur de biens et syndic) chez les promoteurs. Parallèlement, l’échantillon observé montre une croissance des mises en vente de 62 %, mais malgré tout, l’offre commerciale poursuit son déclin, -18 % sur un an, et « ne représente plus que 5,4 mois de ventes », note la FPI, dont les données collectées concentrent à ce jour 70 % du marché.

Inquiétude sur l’offre disponible.

Après une année 2009 au-delà des 100.000 logements vendus, le millésime 2010 devrait se rapprocher, selon Marc Pigeon, président de la FPI, des 115.000. La demande reste donc importante, renforcée par la présence d’investisseurs friands de mesures fiscales. La forte proportion des ventes de studios, 2 et 3 pièces - 80 % des ventes totales - confirme leur activité. Les inquiétudes de Marc Pigeon sont ailleurs. « Le renouvellement de l’offre reste notre principale préoccupation », explique-t-il, pointant du doigt les sempiternelles difficultés à trouver du foncier ainsi que la multiplication des recours contre les autorisations administratives et autres freins à la construction.

En régions.

En Ile-de-France, les tensions ne cessent de s’accentuer, l’offre commerciale ne constituant que 3,4 mois de ventes malgré des mises vente en augmentation de 88 % en comparaison avec les trois premiers trimestres de l’année 2009. De manière générale les grandes agglomérations, sans surprise, voient leur stock disponible s’amenuiser. C’est le cas de Lyon, Toulouse, Bordeaux, ou encore de la région Provence. En revanche, Lille et l’aire urbaine de Strasbourg voient leur offre respectivement augmenter légèrement et se stabiliser.