Le marché des bureaux en régions a connu un premier trimestre historique

Fabrice Anselmi
Cet immobilier, par nature moins sensible aux cycles, fait globalement aussi bien que Paris.
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Les transactions des six grandes métropoles en régions se sont élevées à 317.000 m2 à fin mars, +30% par rapport à la même période en 2021 et la meilleure performance historique pour un premier trimestre. «Ce marché continue à envoyer des signaux encourageants sur l’ensemble les six principaux marchés, et notamment à Lille qui se positionne désormais en tête du classement régional avec 96.000 m2 placés (+35%), grâce à un méga-deal pour le compte de la nouvelle Cité Administrative», commente Jean-Laurent de La Prade, directeur général adjoint de BNP Paribas Real Estate en charge des régions. Deuxième en volume, le marché lyonnais progresse moins (+31%) que Bordeaux (+59%) et Toulouse (+50%).

La dynamique a été forte sur les grandes surfaces (+136% avec 105.100 m2 placés), avec «une présence importante du secteur administratif public et parapublic, ainsi que des sociétés de coworking» : opérations Cité Administrative (38.500 m2) et Exotec (14.300 m2) à Lille, Insee (20.000 m2) à Lyon, Département des Bouches-du-Rhône (8.550 m2) à Marseille, Newton Offices (4.300 m2) à Toulouse et Flexo (4.000 m2) à Bordeaux. «Le marché a été plus particulièrement tiré par le neuf (+101%) et les comptes propres (+55%) : les entreprises prennent conscience de la nécessité d’avoir un outil adapté tout en se projetant sur le long terme et privilégient des immeubles plus qualitatifs capables de séduire les meilleurs talents», ajoute Jean-Laurent de La Prade. Dans ce cadre, l’offre disponible a baissé de 7% sur un an (-14% dans le neuf) et les loyers montent.