Le gouvernement écarte le gel des loyers et opte pour un bouclier

Il projette de plafonner la hausse de 3,5% pendant un an et de revaloriser les APL d’autant au 1er juillet prochain.

D’un côté un marteau. De l’autre, une enclume. Et entre les deux, Bercy.

Après des semaines d’atermoiements, les ministères de l’Economie et des Finances et celui de la Transition Ecologique (dont dépend le logement), ont fait savoir leurs intentions sur le sujet des loyers.

Craignant des augmentations massives compte tenu de l’inflation, les associations de consommateurs pressaient le gouvernement de faire un geste et de les geler. Une piste rapidement écartée par Bercy, pressés parallèlement par les représentants des propriétaires d’éviter toute option pénalisant les bailleurs privés.

Finalement, Bercy a tranché et a opté pour un plafonnement à 3,5% pendant un an. Ce «bouclier loyer» devrait être inscrit dans le projet de loi sur le pouvoir d’achat. En parallèle, les Aides personnalisées au logement (APL) devraient être revalorisées d’autant. Les 3,5% n’ont pas été choisis au hasard : il s’agit peu ou prou de la variation de l’IRL du troisième trimestre, qui devrait être annoncé début juillet, selon plusieurs estimations.

Le Conseil national de l’habitat (CNH), organe consultatif du gouvernement sur les questions de logement, doit rendre son avis sur ce projet ce lundi 27 juin à 14h30.

Selon des sources gouvernementales, ce dispositif correspond à un équilibre entre des locataires qui ne peuvent encaisser des hausses de loyers trop importantes et des bailleurs qui voient leurs charges d’entretient augmenter.