Immobilier

Le déconfinement a accéléré les projets des Français

Les recherches pour des résidences principales et secondaires ont augmenté. Mais la confiance dans le marché immobilier et notamment dans les banques restent fragiles.
Crédit photo : Pixabay

A peine libres et déjà à la recherche d’un nouveau toit ! Le courtier en crédit immobilier et assurance emprunteur Artémis Courtage a publié la deuxième vague de son étude sur les projets post confinement des Français. Elle démontre que le déconfinement a été l’occasion pour les Français d’approfondir voire d’initier un projet d’achat immobilier.

La recherche de biens a augmenté, notamment chez les jeunes. 13% des interrogés (23% des moins de 35 ans) se sont renseignés sur Internet sur l’achat d’une résidence principale (+5 points par rapport à avril) et 11% sur leur capacité d’emprunt (contre 23% chez les jeunes). La prise d’informations pour recourir à un courtier a progressé de 3 points, s’établissant à 8%, mais s’élevant jusqu’à 17% chez les moins de 35 ans.

Les français inquiets pour leur financement

S’ils ont repris activement leurs recherches immobilières, les français demeurent inquiets envers les conditions d’octroi de crédit, comme le montrait déjà la première vague de l’étude.

81% des Français estiment que les banques vont devenir plus exigeantes pour accorder des crédits, une crainte en partie confirmée par la recommandation de la HCSF. 75% anticipent une hausse des taux et 74% des délais d’obtention de crédits allongés.

« Contrairement à la vague précédente, ce sont maintenant les catégories socio-professionnelles les plus aisées (84%) qui redoutent le plus une hausse des exigences des banques pour accorder des crédits (contre 78% pour les catégories socioprofessionnelles plus modestes) » souligne l’étude.

Une minorité de reports et d’annulations

Tous les Français n’ont pas pu poursuivre leur projet d’achat. Ils ne sont que 41% à avoir maintenu celui qu’ils avaient en tête avant le confinement. Les autres ont été obligés de le reporter ou de l’annuler. Les jeunes sont les plus touchés (31%) alors que près de la moitié des plus de 50 ans ont pu poursuivre leur projet (49%). Les raisons avancées sont essentiellement la perte de revenus (34%), son anticipation (20%) et l’impossibilité de visiter des biens pendant le confinement (21%). Enfin, 26% ont préféré adopter une position attentiste pour faire évoluer leur projet en fonction de l’évolution du marché.