Immobilier ancien

La hausse des prix se modère en Ile-de-France

Le mouvement est resté haussier sur l’ensemble du territoire au troisième trimestre 2017
Une décélération est notée en Ile-de-France, hors Paris

Les prix ont continué à progresser dans l’Hexagone l'an passé, mais les notaires entrevoient un essoufflement en Ile-de-France. En données CVS, l'ancien s'est valorisé sur l’ensemble du territoire au troisième trimestre 2017, de 3,7 % sur un an (4,8 % pour les appartements anciens, 2,8 % pour les maisons anciennes) et de 1,3 % par rapport au trimestre précédent (respectivement 1,6 % et 1,1 %). En Ile-de-France, selon la Chambre des notaires francilienne, les prix ont également progressé de 5,1 % sur un an en novembre dernier, appartements (5.740 €/m2) et maisons anciennes (303.900 €) confondus (+1,3 % sur 3 mois). Mais la décélération devrait se voir sur les appartements de la région (hors Paris), dont le prix « se stabiliserait dans les prochains mois en petite et grande couronne ». Sur la base des avant-contrats de vente, en mars prochain, la petite couronne verrait ainsi ses prix dans ce segment augmenter de 3,5 % sur un an, tandis qu'en grande couronne, ils se replieraient de 0,6 %. 

Au niveau des ventes, le nombre de transactions a atteint, France entière à fin octobre 2017, 958.000 unités (versus 829.000 en octobre 2016) selon l’indice Insee-Notaires. « Ce record n’augure pas pour autant, selon nous, d’un emballement de la machine immobilière : les raisons de cette hausse des volumes sont connues (principalement, un rattrapage d’un marché particulièrement atone sur les années 2012, 2013 et 2014) », nuance la note. Pour la seule région francilienne, la fin 2017 a été bonne : quelque 46.130 unités ont changé de mains entre septembre et novembre, soit une hausse de 10 % comparé à la même période l’année précédente. Pas de ralentissement visible en fin d’année dernière, qui devrait s’achever sur une croissance de 16 %, prévoient les notaires.

La nouvelle fiscalité immobilière pèsera-t-elle sur la conjoncture ? Les notaires scrutent particulièrement l’arrivée de l’impôt sur la fortune immobilière, qui pourrait cette année « incite(r) certains propriétaires à se délester de quelques-uns de leurs actifs immobiliers », de manière à contribuer « dans un court temps, à mettre de nouveaux biens sur le marché, et générer des transactions supplémentaires ». L’abattement exceptionnel sur la plus-value nette issue de la cession d’un terrain à bâtir pourrait aussi fluidifier le marché. Un nouveau dispositif qui devrait « dynamiser » le secteur « et contribuer à terme, à la production de logements neufs supplémentaires ». Il faudra néanmoins attendre 2019 pour en juger, compte tenu des délais de réalisation de telles cessions, en raison notamment des autorisations d’urbanisme à obtenir.