Concurrence

La DGCCRF plus vigilante sur l’immobilier et la mobilité bancaire

Le gouvernement a dévoilé mardi 14 février le baromètre des réclamations 2011 et présenté le bilan de l’activité 2011 de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF).

En 2011, la DGCCRF a enregistré 90.125 réclamations de consommateurs, contre 92.253 en 2010, soit un nombre de réclamations en baisse de 2,3 %, et de 18 % par rapport à 2009.

Selon le gouvernement, l’année 2011 a été marquée par le renforcement de la vigilance sur certains secteurs prioritaires parmi lesquels figure l’immobilier. Ce dernier en 2011, avec le logement, a représenté 4,8 % des réclamations (4,7 % en 2010). La banque, de son côté, a représenté 3 % (3,3 % en 2010), et l’assurance 2,3 % (1,9 % en 2010).

Dans le champ de l’immobilier, 560 diagnostiqueurs ont été contrôlés, mentionne le rapport et de nombreuses infractions ont été constatées en matière d’information tarifaire, de compétence et d’indépendance des diagnostiqueurs.

Par ailleurs, en 2011, la DGCCRF a réalisé une enquête auprès des établissements bancaires pour s’assurer du respect des engagements pris par les professionnels en matière de tarifs et de mobilité bancaire. Plus de 550 agences bancaires ont été contrôlées et la DGCCRF indique que le taux d’anomalie en matière d’affichage des tarifs s’élève à 6 %.

La direction relève enfin que concernant le dispositif de mobilité bancaire, la difficulté en pratique vient du déficit de notoriété des mesures, et notamment du faible degré de connaissance des personnels en contact avec la clientèle en agence. Cependant, il a bien été mis en place dans les réseaux bancaires et, lorsqu’il est utilisé, il fonctionne plutôt de manière satisfaisante.