Maisons individuelles

La chute des ventes se poursuit

L’Union des maisons françaises s’inquiète du résultat des ventes des logements individuels purs à mi-année.

L’Union des Maisons Françaises (UMF) qui a profité du salon « faire construire sa maison » le 14 septembre dernier pour tenir sa conférence de presse semi-annuelle a, par la voix de son président Christian Louis-Victor, rappelé ses inquiétudes quant à la baisse des ventes des maisons individuelles en secteur diffus (1) et de son impact direct et indirect sur le marché du travail. Aussi, projetant ses propres résultats à fin juillet 2012 sur l’ensemble du marché - logements individuels purs (en secteur diffus) et logements groupés (ceux commercialisés en grande partie par les promoteurs) - l’association évalue à 46.000 la perte d’emplois générée par une réduction des ventes de 18 % sur un an. D’après l’UMF, l’année 2011 avait comptabilisé, en tout, 182.572 permis délivrés – une maison correspondant à un 1,4 emploi, une baisse de 32.800 unités entraînerait la suppression de 46.000 postes.

Un argument de poids que le syndicat espère bien faire entendre au gouvernement en place afin que celui-ci revoie les modalités d’octroi du PTZ+ (ce qui semble être le cas), moteur immédiat de relance de la construction sur un marché particulièrement centré sur la primo-accession.

Les ventes très affectées en 2012. Après deux années de fort repli en 2008 et en 2009 avec respectivement 143.700 et 140.800 ventes individuelles réalisées en secteur diffus selon l’indicateur Markémétron développé par Caron Marketing, la commercialisation des maisons individuelles en secteur  diffus, s’était, sans pour autant rattraper les années 2006 et 2007, largement améliorée en 2010. Mais l’embellie n’aura été que de courte durée : 2011 a vu ses ventes chuter de 160.600 à 143.300 soit une baisse de 10,8 % et 2012 augure, avec une baisse de 18 % sur 12 mois glissants (juillet 2012/juillet 2011),  d’une année tout à fait médiocre.

En ne considérant que le plus bas revenus, la chute de l’accession à la propriété est encore plus forte, de l’ordre de 25 %. Un état de fait qui, d’après l’UMF, « va entraîner un encombrement plus grand du marché locatif ».

(1) ou logements individuels purs : terrain et maison sont acquis juridiquement distinctement