Immobilier : quand le marché retrouve la raison

En un an, les prix de l’ancien auraient augmenté de 0,5% selon le dernier baromètre de LPI/SeLoger. La région Ile-de-France semble marquer le pas depuis la fin d’année dernière.

Selon le dernière baromètre LPI/SeLoger, l’augmentation des prix immobiliers dans l’ancien a commencé à se tasser en 2021 : +0,5% en moyenne sur un an.

Dans le détail, si le prix au m² des appartements anciens s’est envolé de 6,5%, celui des maisons s’est écroulé de 7,3%. En cause : la relocalisation d’une partie de la demande qui se serait traduite par la poursuite de la hausse des prix des maisons et d’une augmentation des surfaces achetées (diminuant ainsi le prix au m²).

Source : baromètre LPI / SeLoger

Face à un marché parisien atone, la province a continué de rattraper son retard. 92% des villes de plus de 50.000 habitants ont ainsi vu leur prix bondir (contre 88% en 2020). Angers, Beauvais, Laval, Montauban et Vannes ont même connu des progressions de plus de 18 %.

Mais les 20 villes les plus chères sont toujours franciliennes, avec des prix au m² dépassant 6.000 euros, voire même 9.000 euros, comme c’est le cas à Boulogne-Billancourt, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine, Paris et Vincennes. En parallèle, selon le baromètre, « il faut descendre entre 4.500 et 5.800 euros/m² pour trouver les neuf premières villes de Province les plus chères : Aix-en-Provence, Annecy, Antibes, Bordeaux, Cagnes sur Mer, Cannes, La Rochelle, Lyon et Nice.»

Les cinq villes les moins chères, où le prix au m² se situe en-dessous de 1.600 euros, se trouvent en Province : Béziers, Niort, Perpignan, Saint-Etienne et Saint Quentin.

L’Ile-de-France en recul…et pour encore un bon moment

Après un an de transition pendant lequel les Parisiens se sont portés vers la Petite et Grande Couronnes, le marché francilien a commencé à marquer le pas fin 2021. Les notaires du Grand Paris ont comptabilisé 43.230 ventes de logements anciens en Ile-de-France entre septembre et novembre. Les transactions sont ainsi en recul de 14% (-11% pour les appartements et -19% pour les maisons) par rapport à la même période en 2020, «qui bénéficiait d’un fort rattrapage de l’activité après le premier confinement, les ventes reculent de 14%», écrivent-ils dans leur communiqué diffusé ce vendredi 28 janvier.

Si Paris a continué sur sa lancée avec des volumes de ventes proches de ceux observés il y a un an sur la même période, la banlieue a ralenti. «Les ventes d’appartements ont davantage baissé en Petite Couronne (-17%) qu’en Grande Couronne (-10%), détaillent les notaires. En ce qui concerne le marché de la maison, la baisse d’activité est plus forte en Grande Couronne (-21%) qu’en Petite Couronne (-11%).»

Les prévisions des notaires indiquent que l’érosion des prix parisiens continuerait dans les prochains mois. Leurs indicateurs avancés sur les avant-contrats anticipent une baisse du prix au m² dans la capitale de 0,9%. Il passerait ainsi de 10.670 euros en novembre 2021 à 10.560 euros en mars 2022. A l’inverse, le reste de l’Ile-de-France devrait connaitre une bonne dynamique : les appartements seraient à la hausse, que ce soit en Petite Couronne (+2,3% entre mars 2021 et mars 2022) ou en Grande Couronne (+4,3%). La hausse annuelle du prix des maisons devrait être de 3,2% en Petite Couronne et 4,3% en Grande Couronne.