Immobilier : les vendeurs reprennent la main

Les marges de négociation ont nettement progressé cet été selon le baromètre LPI/Se Loger.

Alors qu’ils ont toutes les peines du monde à obtenir un crédit, les candidats acquéreurs doivent aussi apprendre à négocier. Selon le dernier baromètre de LPI/Se Loger, les marges de négociation du marché sont en nette augmentation (1).

Sur les trois derniers mois, elles ont bondi de 25% en moyenne, notamment sur les appartements (+28%). L’augmentation est plus faible sur les maisons (+22%), sans doute parce que les vendeurs tirent le bénéfice de l’épuisement de stocks.

En août, Se Loger estimait les marges de négociation sur l’ensemble du marché à 5,7%.

Evolution des marges de négocation

Pour autant, les acheteurs ne sont pas particulièrement gagnants de l’augmentation des marges. S’ils négocient, c’est avant tout parce qu’ils n’ont pas le choix. Le durcissement des conditions d’accès au crédit les rend fébrile sur leurs chances d’obtenir un crédit. D’autant que leur pouvoir d’achat immobilier se réduit à chaque nouvelle hausse des taux d’intérêt, les obligeant à tirer les prix à la baisse. En parallèle, «les vendeurs, souvent engagés dans un crédit relais, n’acceptent pas facilement de réduire les prix demandés, même pour finaliser plus rapidement les transactions», complètent les experts du baromètre.

Marges de négociation en France 

Source : baromètre LPI/Se Loger 

(1) Baromètre LPI/Se Loger, septembre 2022. Les membres de l'association Les Prix Immobiliers sont : BNP Paribas Residentiel CHH, CapiFrance, Crédit Logement, Crédit Mutuel, Gecina, groupe BPCE, iad, La Banque Postale, OptimHome, SAFTI et Sogeprom

Les ventes se sont-elles vraiment maintenues en août ?

Un «oui, mai » qui traduit à lui tout seul la complexité du marché immobilier.  

Le baromètre LPI/Se Loger souligne que les transactions se sont particulièrement bien tenues en août. Alors qu’elles baissent habituellement de 26,1% en moyenne à cette époque de l’année, elles n’ont chuté que de 21% le mois dernier. Mais cette bonne tenue s’explique avant tout par la baisse des ventes plus importantes sur le trimestre entier (-17,5% en glissement annuel).