Immobilier : les prix se stabilisent

Le prix moyen au mètre carré n’a augmenté que de 0,2 % en novembre selon Meilleurs Agents
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Meilleurs Agents a publié ce mardi 1er décembre son baromètre des prix immobiliers. Ils sont restés stables en novembre : + 0,1 % dans les grandes villes. « Les principales métropoles de l’Hexagone qui avaient basculé dans le rouge depuis la rentrée poursuivent leur phase d’atterrissage ( -0,4 % à Toulouse et Nice, - 0,3 % à Bordeaux, - 0,1 % à Rennes et Lyon et 0 % à Paris). Quant à celles qui tiraient encore leur épingle du jeu, elles continuent à bien résister (+ 0,6 % à Marseille et Lille, + 0,7 % à Strasbourg) », écrit Meilleurs Agents dans son baromètre.

Evolution des prix immobiliers en France au 1er décembre 2020

Source : Meilleurs Agents

Bien qu’ils anticipent une phase de repli pour le marché, les experts de Meilleurs Agents jugent que le secteur a plutôt limité la casse pendant le second confinement. « Seuls 6 % en moyenne des projets d’achats ont été abandonnés durant cette période et uniquement 4 % des projets de vente », notent-ils. Le nombre de promesses de vente n’a reculé que de 10 % le mois dernier, alors qu’il s’était effondré de près de 75 % lors du premier confinement. Cet écart très significatif a été permis par la nature du deuxième confinement, plus souple et moins long que le premier.

Pour autant, Meilleurs Agents prévoit une reprise compliquée. Historiquement peu dynamique, décembre ne devrait pas permettre au secteur de reprendre son élan. De plus, l’ajout de nouvelles annonces de mise en vente a diminué de près de 30 % en novembre par rapport au rythme habituel.

Meilleurs Agents alerte également sur la diminution du nombre d’acheteurs. Son Indice de Tension Immobilière (ITI) affiche actuellement des niveaux particulièrement bas, sauf à Strasbourg et Lille. A Montpellier, Lyon et Paris, par exemple, « on ne compte plus que 6 % d’acheteurs de plus que de vendeurs », peut-on lire dans le baromètre. Il en va de même à Bordeaux (3 %), Nice (4 %), Marseille (7 %) ou encore Toulouse et Nantes (8 %). À titre comparatif, à la même période l’année dernière, la capitale en comptait 26 %, Rennes 29 % ou encore 23 % à Montpellier.