Immobilier : la région parisienne a retrouvé son éclat

Les ventes dans l’ancien ont bondi de 12% en un an, malgré un quatrième trimestre un peu atone.

Les notaires du Grand Paris ont le sourire. Le marché de la région parisienne a retrouvé son éclat d’avant crise l’année dernière. Sur un an, le volume de ventes a bondi de 12% (182.020 transactions), malgré un quatrième trimestre un peu atone. «Le ralentissement de fin d’année est le résultat de ce qui s’est passé au troisième trimestre, a expliqué Thierry Lasalle, président de la Commission des statistiques immobilières et notaire à Paris lors d’une conférence de presse. Après neuf mois de confinements et de couvre-feu, les Français n’avaient pour but que de profiter de leur liberté retrouvée. Leurs projets immobiliers, déjà réalisés l’année d’avant pour beaucoup, sont passés au second plan». Dans le détail, la vente d’appartements anciens a augmenté de 11% pour les appartements (124.480) et celles des maisons de 12% (57.540).

Les prix sont eux-aussi à la hausse : +2,7% entre le quatrième trimestre 2020 et celui de 2021. La hausse la plus forte s’observe pour les maisons (+7%) avec un prix moyen d’acquisition de 358.100 euros. Ceux des appartements ont moins augmenté (+0,60%) pour atteindre 6.730 euros /m².

Paris a retrouvé des couleurs

Les volumes de ventes dans la capitale ont bondi de 16% de 2020 à 2021 et surtout se situent 11% au-dessus de la moyenne annuelle de ces dix dernières années. En un an, les prix ont toutefois reculé de 1,6%. «Rien d’alarmant compte tenu des augmentations continues ces dernières années», a tempéré Thierry Lasalle. Se basant sur leurs indicateurs avancés sur les avant-contrats, les notaires disent s'attendre à un prix au m² de 10.550 euros au mois d'avril.

Des changements de comportements commencent à se faire jour. Les notaires disent avoir identifié un retour des donations. «Les aides parentales avaient disparu avant la pandémie. Mais grâce à l’épargne accumulée pendant la crise, ils sont à nouveau en mesure d’aider leurs enfants», a expliqué Thierry Lasalle. Les investisseurs adaptent également leurs stratégies : certains n’hésitent pas plus à accepter des rendements très faibles «pour avoir la sécurité d’une localisation parisienne», ont expliqué les notaires. D’autres, qui ont perçu de gros bénéfices en Bourse, utilisent leurs gains pour investir dans appartements avec 3 ou 4 pièces et non plus dans des studios.

Retour à la normale et optimisme tempéré pour les prochains mois

Les premiers indicateurs font état d’une bonne résistance du marché en janvier 2022 et d’avant-contrats assez nombreux en février qui devraient se transformer en ventes au printemps pendant la période traditionnelle de forte activité. Les notaires prévoient ainsi une hausse annuelle des prix de 1,7% au mois d’avril pour les appartements en Petite Couronne (+3,6% en Grande Couronne), et elle reculerait pour les maisons de 5,1% en Petite Couronne et 4,4% en Grande Couronne.