Immobilier d’hôtellerie : retour (presque) à la normale

La disparition progressive des mesures sanitaires les plus restrictives redonnent du souffle aux établissements économiques et de moyenne gamme.

Les masques tombent, les gels hydroalcooliques disparaissent des poches…et les hôtels se remplissent. Alors que les Français s’impatientent de pouvoir tourner définitivement la page du Covid, le gouvernement continue d’alléger les mesures sanitaires. Les unes après les autres, les contraintes les plus restrictives sautent, malgré un rebond des contaminations récemment.

Parmi les secteurs économiques les plus touchés par les confinements, reconfinements, pass et autres protocoles sanitaires inédits, l’hôtellerie retrouve un second souffle. Selon la société de gestion immobilière Extendam, spécialisée dans les établissements économiques et de milieu de gamme, les taux d’occupation en chute libre depuis l’été 2021, remontent la pente depuis le début d’année.

Celui des hôtels parisiens et du Grand Paris s’établirait à 47%, soit une hausse de 11 points par rapport à janvier, comme elle l’indique dans son baromètre du mois de février. Le taux d’occupation des établissements en région est plus élevé : 50% (+11 points également par rapport à janvier et seulement en retrait de 6 points par rapport à 2019).

«La levée progressive des restrictions sanitaires a stimulé l’activité hôtelière malgré la saisonnalité considérée comme basse, confirme Extendam dans son baromètre du mois de février. À date, le conflit géopolitique en Ukraine n’impacte pas l’activité hôtelière à l’ouest de l’Europe.»

Gabriel Matar, conseil en développement immobilier, président de Sentinel Hospitality à nos confrères de l’Opinion que les valeurs de l’hôtellerie française sont en cours d’ajustement. La valorisation de ceux de bonne qualité résiste et reste globalement stable. «Pour les autres actifs, la baisse de valorisation est de l’ordre de 10% à 20%», a-t-il indiqué.