Fidelity veut développer son activité immobilière sur le marché européen

Erick Jarjat, NewsManagers
Les actifs sous gestion dans l'immobilier représentent actuellement un encours de 1 milliard d'euros, l'objectif serait de le ramener à 5% des encours totaux qui sont d'environ 300 milliards d'euros.

Fidelity International est en train de renforcer ses effectifs dans l'immobilier afin de développer cette activité en Europe continentale. Les actifs sous gestion dans l'immobilier représentent actuellement un encours  de 1 milliard d'euros. "Notre ambition est clairement de devenir un acteur majeur paneuropéen dans les cinq années à venir", a indiqué le 16 juin Jean-Marc Didier, directeur commercial Institutionnels  & Entreprises chez Fidelity International. Plus précisément, l'objectif serait que les actifs gérés dans l'immobilier représentent autour de 5% des encours totaux (environ 300 milliards d'euros). Aymeric de Seresin, conseiller en investissement immobilier a précisé que le doublement des actifs devrait intervenir, avec une forte probabilité, dans les deux ans à venir.

La société de gestion a en tout cas décidé de se donner les moyens de ses ambitions.  L'équipe européenne atteint déjà une taille critique avec 30 professionnels de l'immobilier répartis sur cinq pays. Les effectifs dédiés à l'Europe continentale devraient toutefois passer de huit à onze. L'équipe se renforce notamment sur les trois pôles que constituent Paris, Francfort et Londres, avec, dans chacun de ces centres, le recrutement d'un responsable de l'asset management. En outre, un responsable des acquisitions qui sera basé à Amsterdam pour les Pays-Bas est en cours de recrutement.

Fort de cette nouvelle force de frappe, Fidelity devrait pouvoir assez rapidement augmenter ses encours par le biais des levées de fonds en cours. Le fonds dédié à la zone euro, Fidelity Eurozone Fund,  réservé aux seuls investisseurs institutionnels et dont les actifs sous gestion s'élevaient à 318,2 millions d'euros à fin mars 2017, devrait atteindre la barre des 500 millions d'euros d'ici à la fin de l'année pour dépasser les 600 millions d'euros fin 2018 à la faveur d'un troisième closing. A terme, le fonds devrait atteindre une taille critique d'environ 1 milliard d'euros. Aymeric de Seresin souligne la forte diversification des investisseurs présents dans le fonds, originaires de France bien entendu, mais également du Royaume-Uni, d'Irlande, d'Allemagne, de Suisse, et du Japon, et qui prennent des tickets moyens de 20 millions d'euros.

A côté de ce programme de levée de fonds, Fidelity International a une deuxième activité en fort développement, à savoir la création et la gestion de fonds dédiés. Un premier partenariat a été signé en début d'année avec un acteur institutionnel de premier plan au Moyen-Orient, la banque NCB. Un premier fonds fermé de 300 millions d'euros a été lancé. La stratégie de ce fonds sera tournée vers la zone euro "core" avec des actifs ciblés de taille critique d'environ 50 millions d'euros unitaire. La stratégie devrait être investie à hauteur de 100 millions d'euros en France et à hauteur de 150 millions d'euros en Allemagne. NCB pourrait encore augmenter son investissement déjà conséquent et "last but not least", plusieurs discussions, notamment avec les investisseurs historiques de Fidelity, sont en cours.