Pierre papier

Euryale Asset Management lance sa première SCPI

Investisseur et administrateur de biens, le groupe Elience s’est lancé fin 2009 dans la gestion d’immobilier collectif en créant Euryale AM, une société de gestion de SCPI.

Jugeant cette démarche légitime, Jean-Jacques Olivié, le président de la société de gestion, entend mettre à profit l’expérience de sa maison mère. Afin d’éviter d’être taxé de conflits d’intérêts avec cette dernière, il a recruté un responsable de la conformité en externe. Une approche approuvée puisque l’Autorité des marchés financiers a donné son feu vert.

Du Scellier BBC pour commencer.

Une SCPI de commerces va voir le jour prochainement, d’autres vont suivre. Mais pour l’heure, c’est Pierval, une SCPI Scellier BBC, qui est commercialisée depuis quelques semaines auprès des CGPI. Euryale Asset Management débute raisonnablement avec un objectif de 30 millions d’euros de collecte (4,5 millions d’euros sont d’ores et déjà levés), mais souhaite par la suite s’imposer parmi les grands acteurs de la profession puisque la société vise, d’ici à trois ans, une collecte totale d’environ 400 millions d’euros, toutes SCPI confondues.

Pour son premier produit, l’équipe d’Euryale AM projette de délivrer un taux de rendement interne (TRI) de 7 % tiré entre autres par une rentabilité locative nette de 2,5 %, la réduction d’impôt de 22 % et des espoirs de plus-values à la sortie grâce au savoir-faire du groupe en termes de gestion et d’entretien des biens.

Pas d’achat en bloc.

En dehors de la question cruciale de la localisation des investissements, pour Euryale AM, c’est l’achat en bloc qui posera des problèmes à la revente en fin de vie des SCPI fiscales. Le comité d’investissement projette donc de n’acquérir que quelques lots à chaque fois, jamais des immeubles entiers (ce qui est déjà le cas des petites SCPI). Une stratégie qui leur pose d’autant moins de problèmes qu’Elience, qui sera en charge de la gestion locative des biens, connaît les rouages de la copropriété. La société de gestion n’exclut pas l’Ile-de-France mais investira surtout en régions à Bordeaux, Nantes, Lilles, Lyon, Toulouse.