Encadrement des loyers : les mauvais élèves lillois suivent les parisiens

Comme à Paris, la mise en place de cette loi tarde à s'installer. Mais elle semble avoir été mieux préparée que dans la capitale, notamment sur le découpage en fonction des quartiers, explique MeilleursAgents.

A l'image de ce qui a été observé à Paris, l'encadrement des loyers à Lille entré en vigueur le 1er février dernier a suscité de nombreux remous avant sa mise en place et n'est pas respecté par une partie non négligeable de la population. Selon les statistiques de la société spécialisée sur les prix MeilleursAgents en collaboration avec le JDN, la limitation des loyers n'est pas respectée par 25% des annonces publiées dans la préfecture du Nord. A savoir un loyer qui ne dépasse pas 20% au-dessus d'un montant fixé en amont, selon la date de construction du bien, le quartier, et la taille du bien.

A Paris, plus d'un an après sa mise en place le 1er août 2015,  l'Association de défense des consommateurs et usagers (CLCV) comptabilisait en octobre 2016 38% de mauvais élèves sur les annonces publiées. Maigre motif de satisfaction : le taux de 25% observé à Lille n'augmente pas par rapport au chiffre publié avant la mise en place de la loi. Les propriétaires n'auraient donc simplement pas réellement pris en compte pour le moment les obligations de la loi...

Sans surprise et comme à Paris, ce sont les petites surfaces qui respectent le moins la règlementation, étant celles qui proposent la plupart du temps le prix au mètre carré le plus élevé. L'étude affirme que 31% des studios sont hors des clous, contre 19% pour les deux et trois pièces. Différence notoire avec Paris en revanche, il n'y a pas de différence majeure observée en fonction du quartier parmi les resquilleurs. Alors qu'à Montmartre presque 70% des loyers ne respectaient pas la loi (pour cause notamment de mauvais découpage de prix, rappelle MeilleursAgents), à Lille le découpage semble avoir été mieux réalisé.