SCPI

Déjà les prémices d’un bon millésime 2014

Meilleurescpi.com a publié les premiers résultats trimestriels concernant les SCPI de rendement
La collecte affiche la même tendance qu’en 2013 et les rendements des acquisitions restent intéressants

Le marché des SCPI se porte bien. Si déjà, en 2013, le niveau de collecte nette des SCPI avait atteint 2,5 milliards et 3 milliards d’euros de collecte brute (2,3 milliards de collecte nette et 2,8 milliards de collecte brute pour les seules SCPI de rendement), le premier trimestre 2014 s’inscrit dans la même tendance.

Ainsi, selon les chiffres recueillis et compilés par Meilleurescpi.com, la collecte nette des SCPI de rendement sur les trois premiers mois de l’année s’est montée à 630 millions d’euros, pour une collecte brute de 700 millions d’euros. « Il est très probable que cette année soit encore meilleure que l’année dernière sur les SCPI de rendement, anticipe Jonathan Dhiver, le fondateur de Meilleurescpi.com. D’autant que ces produits connaissent une notoriété croissante et sont de plus en plus utilisés dans les contrats d’assurance vie. »

Un intérêt confirmé pour les thématiques.

Sur ces 630 millions de collecte nette, les SCPI spécialisées, c’est-à-dire investies dans des secteurs spécifiques comme la santé, la logistique ou encore les maisons de retraite, totalisent 30 millions d’euros de souscriptions. Même si ces véhicules sont encore loin de capter la majorité des flux, « ces montants démontrent que, sur ces produits, le pari est réussi, estime Jonathan Dhiver. Ces SCPI spécialisées permettent aux détenteurs de SCPI classiques de diversifier leurs portefeuilles et il est probable que cette tendance vers davantage de diversification va encore s’accentuer au cours de l’année ».

Rendements attractifs.

Côté investissement, Meilleurescpi.com constate une frilosité sur l’investissement en bureaux, avec une collecte sur ce segment de marché supérieure aux investissements (466,5 millions d’euros collectés et 202,4 millions d’euros investis). Ce n’est cependant pas le cas pour les commerces, pour lesquels les investissements apparaissent supérieurs à la collecte (160 millions d’euros investis pour 93,1 millions collectés). A noter que ces acquisitions ont été effectuées avec des taux de rendements de 6,70 % en moyenne (7,09 % sur les bureaux, 6,45 % sur les commerces, 6,2 % sur les hôtels et 7,31 % sur la santé). A en croire ces chiffres, « toutes classes d’actifs confondues, les SCPI ont investi dans des conditions favorables », peut-on lire dans l’étude réalisée par le site.

Réserves sur le commerce.

Jonathan Dhiver met cependant en garde contre des risques qui n’apparaissent pas dans ces données. « Il faut rester très vigilant sur le commerce. Aujourd’hui, les commerçants souffrent, même à Paris. Le secteur vit actuellement un virage technologique avec le développement des activités de vente en ligne, ce qui pourrait pénaliser les commerces physiques les plus fragiles. De plus, la loi Pinel doit être suivie avec attention car elle pourrait contribuer à dégrader les revenus des bailleurs », note le professionnel.

Sur les bureaux, il se montre plus optimiste : « Les SCPI achètent des bureaux aux rentabilités intéressantes, avec des locataires souvent engagés sur 6 ou 9 ans. Par ailleurs, la directive AIFM va permettre aux gérants de SCPI d’agir en véritables gestionnaires d’actifs immobiliers en restructurant leurs biens pour optimiser le rendement de leurs portefeuilles. »