Crédit immobilier : les taux progressent en mai

Ils s’établissent en moyenne à 1,30 % sur 15 ans, 1,50 % sur 20 ans et 1,70 % sur 25 ans selon Vousfinancer. Depuis le début de l’année, ils ont augmenté de 0,45%.

En ce début de mois de mai, les taux d’intérêt des crédits immobiliers des particuliers continuent leur remontée. La moyenne des barèmes bancaires publiée par le courtier Vousfinancer pointe une augmentation de 0,10% à 0,30%, similaire à ce qu’annonçait Pretto hier déjà.

Selon Vousfinancer, les taux moyens de mai s’établissent à 1,30 % sur 15 ans, 1,50 % sur 20 ans et 1,70 % sur 25 ans. Ceux pour les meilleurs profils sont aussi à la hausse : 0,90 % sur 15 ans, 1,1 % sur 20 ans et 1,25 % sur 25 ans. Depuis le début de l’année, les taux ont augmenté en moyenne de 0,45%.

Et non seulement ils remontent, mais ils le font plus que vite que d’habitude. En avril dernier, Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer, prévenait déjà dans notre nouvelle émission Le Point Immo que les banques révisaient leurs barèmes deux fois par mois contre une seule fois en temps normal. Désormais, ils semblent être revus plusieurs fois par mois. Conséquence : les emprunteurs ont moins de temps pour analyser les propositions des banques, qui ne sont plus valides que 8 à 15 jours en fonction des établissements. «Il est donc indispensable d’être réactifs et être capable d’envoyer le dossier de prêt complet à la banque dans les jours suivants la simulation, afin de  bloquer » le taux accordé» », conseille Vousfinancer.

Emprunter sans apport est encore possible

Depuis le début de l’année, les banques sont plus exigeantes sur l’apport personnel de leurs emprunteurs. Alors qu’elles requéraient en moyenne qu’ils aient entre 11 et 16% de la somme demandée en 2021, elles en exigent à présent entre 13% et 20%, selon Cafpi qui a publié ce jeudi 05 mai une note sur le sujet. «20% pour une résidence principale, 23% pour une résidence secondaire et 13% pour une résidence locative (grâce aux revenus locatifs)», détaille le courtier..

Pour autant, obtenir un crédit sans apport personnel n’est pas totalement à exclure. Cette faveur est encore accordée à une minorité de clients : les profils «à fort potentiel». «Les conditions sont souvent les suivantes : bien tenir ses comptes, un faible saut de charges (différence entre le loyer et les mensualités du prêt à venir), une situation stable, un métier dans un secteur porteur…», énumère Cafpi dans sa note. Au premier trimestre, le courtier affirme avoir réussi à financer 12% de dossiers sans apport. Une proportion en constante diminution ces dernières années.

Source : Cafpi