Covid : l’immobilier panse ses plaies

En deux ans de pandémie, le marché a vu ses prix augmenter de plus de 10%, portés par les nouvelles aspirations des Français.

Alors que les masquent tombent dans certains lieux publics, la plateforme Meilleurs Agents tire un premier bilan du marché immobilier après deux ans de crise sanitaire. 

Les prix ont augmenté de 10,3% en 24 mois. Dans le détail, les maisons ont porté la hausse : +12,7% (contre 7,2% pour les appartements). L’attractivité des villes a également changé. En deux ans, Paris n’a cessé de perdre de son éclat. L’érosion de sa cote s’est traduite de manière implacable dans ses prix : -3,2% en deux ans. Une pause bienvenue après plusieurs années d’augmentations discontinues. «Désormais, ce sont les zones rurales qui enregistrent les plus fortes augmentations de prix, souligne Meilleurs Agents dans son baromètre du marché de mars. En deux ans, ils ont grimpé de 11,9%». Ce regain d’attractivité touche plus particulièrement les zones péri-urbaines (+13,1% en deux ans) que les communes plus isolées (9,5%).

Les villes qui ont le plus profité de la crise sanitaire sont celles qui présentaient un prix au m² parmi les plus abordables du marché et qui n’avaient pas connu de fortes hausses ces cinq dernières années. Et parmi celles qui ont tiré leur épingle du jeu, Meilleurs Agents relève particulièrement Strasbourg dont les prix ont bondi de 16,5%, Lille (+11,2%) et Marseille (+10,9%).