Après-crise

Et si le monde devenait frugaliste ?

Arnaud Romanet-Perroux, professeur de finance immobilière à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, l’ESTP Paris, l’ESCP et l’ICH et fondateur de la plateforme de crowdfunding immobilier Upstone
La question n’est plus de savoir ce que l’on peut se payer avec ce que l’on gagne mais de combien ai-je besoin pour vivre comme je le souhaite
Le grand défi de la prochaine génération de frugalistes sera de trouver l’alternative aux marchés boursiers

Le COVID-19 nous a donné rendez-vous avec l’essentiel. Nous entrevoyons désormais qu’un autre mode de vie est possible dans lequel nous consommerions moins, mais mieux, participant ainsi à la préservation des ressources. Une tendance qui commençait à émerger avant le coronavirus. Certains de ses adeptes ont la réputation d’avoir fait le choix de partir à la retraite avant 40 ans. Au-delà de ce « plan de carrière », la pensée frugaliste prend sa source d’un autre constat : le consumérisme ne rend pas les gens heureux. Elle propose donc d’inverser le raisonnement habituel.