La Place financière suisse se pose des questions sur son avenir

Credit Suisse a publié en août dernier la seconde édition de l’étude «La Suisse, place financière – Renforcer la compétitivité grâce aux efforts concertés du secteur public et du secteur privé»

Singapour et Hong-Kong. L’étude mise sur un processus de concentration du private banking qui est appelé à s’accentuer dans les années à venir, la taille critique dans ce secteur continuant sa progression. Si des banques étrangères ont réduit leurs unités internationales de private banking, elles se concentrent sur des marchés de croissance et des centres financiers comme Singapour et Hong-Kong.  

Paris et Francfort.  Selon l’étude, « ces deux places financières n’ont pas su conquérir des parts significatives du marché des capitaux en euros de Londres ». Ni l’une ni l’autre « n’a pris de mesure particulière pour se positionner comme un centre de gestion de fortune international ». Il n’empêche, Francfort, et, dans une moindre mesure, Paris, pourraient exercer à l’avenir une « certaine attraction » sur les activités autour des services financiers au sein de l’UE.

Luxembourg. La place est qualifiée par l’auteur du document comme une « plaque tournante européenne des produits de gestion de fortune ». Luxembourg dispose d’un statut particulier en sa qualité de « centre leader des produits de fonds au sein de l’Union européenne, tandis que les procédés d’enregistrement et de demande efficaces et sans complications ainsi que les avantages que lui confèrent le «passeport européen» lui permettent de marquer des points ».

Des efforts sur les FinTech et la numérisation. La numérisation du secteur financier va progresser significativement dans les années à venir, s’accompagnant d’évolutions structurelles d’importance dans notre secteur. Des investissements sont nécessaires dans des domaines d’avenir tels la FinTech (Financial Services Technology) et il faudra aussi impérativement préserver les infrastructures