Les banques étrangères veulent se séparer des clients refusant la régularisation

NewsManagers

Les banques étrangères en Suisse ne doivent pas constituer d'abri à des fonds non déclarés, et ce même si le client ne veut pas se mettre en règle d'un point de vue fiscal. De tels clients courent le risque de voir leur banque "ne pas pouvoir être en mesure de continuer les relations bancaires", a indiqué le 20 mai lors d'une conférence de presse Franco Morra, président de l'Association des banques étrangères en Suisse (ABES), rapporte L'Agefi suisse.

«Ce serait faire preuve de naïveté et de courte vue que de suivre ce modèle d'affaires», c'est-à-dire continuer à accueillir des fonds non déclarés. Les risques pour la banque et les collaborateurs sont incalculables, et l'on pourrait craindre de nouveaux dommages collatéraux pour toute la place financière suisse, selon le président. «La conformité fiscale est le futur», a-t-il ajouté. L'ABES prône la voie de la régularisation fiscale des avoirs des clients, en ce qui concerne le règlement du passé. Les résidents de pays qui offrent un programme d'auto-déclaration sont enjoints d'y participer. Les clients des autres pays sont accompagnés par leurs banques afin de trouver des solutions.