Les 5es Assises de la gestion de patrimoine et du conseil aux entreprises ont rendu leur verdict

Les 5es Assises de la gestion de patrimoine et du conseil aux entreprises, organisées par la Chambre Nationale des conseillers en investissements financiers (CNCIF), la Chambre nationale des conseils experts financiers (CNCEF) et la Chambre Nationale des Conseils Intermédiaires en Opérations de Banque (CNCIOB), se sont tenues le 8 mars dernier. Au cours de l'assemblée générale de la CNCIF, Stéphane Fantuz, son président, a recensé un effectif stable de 1147 personnes physiques et 802 structures. «25% sont des femmes et la répartition métier est de 75% de conseil en gestion de patrimoine, 20% de CIF haut de bilan, et 5% de conseils aux investisseurs institutionnels», a précisé le responsable. Les départs à la retraite, les fusions de cabinets ont été compensés par le recrutement d’une centaine de nouveaux adhérents au titre de l’année 2016.

Sur les dossiers en cours en 2017, la CNCIF entend rester vigilante sur la transposition des directives MIF II et DDA II, particulièrement sur la gouvernance produit. «Tout fabricant de produit financiers (société de gestion, assureur, etc.) doit rechercher l’adéquation entre le produit et son marché, autrement dit, cibler sa distribution», rappelle la CNCIF.  «Cela signifie qu’on ne pourrait pas proposer ne serait-ce qu’un seul fonds risqué pour un épargnant au profil prudent, interdisant par là toute diversification. Cette question n'a toujours pas été réglée», a relevé Stéphane Fantuz. Dans ce cadre, la CNCIF compte poursuivre ses actions de lobbying, notamment pour faire reconnaître le métier de CGP au plan européen.

Pour sa part, Didier Kiling, président de la CNCEF, a recensé au cours de l'assemblée générale de la Chambre 1.326 professionnels issus de la finance et du patrimoine. Pour permettre aux acteurs des marchés financiers de vérifier leurs connaissances minimales tout en leur permettant de respecter leurs obligations professionnelles, la CNCEF accompagne désormais des  banques, entreprises d’investissements, sociétés de gestion de portefeuille vers l’obtention d’un examen certifié AMF au travers des douze domaines de compétences liés à la réglementation, aux instruments et la déontologie et aux marchés financiers.

Par ailleurs, la CNCEF, va mettre en place un diplôme de conseil expert financier déposé au RNCP. «Cette démarche vise à faire reconnaître ce métier et permettra de certifier les compétences, aptitudes et connaissances nécessaires à l’exercice de celui-ci», a précisé Didier Kiling. Sa valeur sera reconnue par l’Etat et permettra à la CNCEF de délivrer les agréments nécessaires pour exercer le métier d’intermédiaire financier. La CNCEF va également développer sa branche dédiée au conseil patrimonial de famille qui permet aux clients d’identifier des praticiens de qualité. Ainsi, des professionnels dédiés peuvent s’adresser à une clientèle haut de gamme, regroupés sous une appellation de qualité. Il sera aussi question de promouvoir les technologies blockchain, distributed ledgers & monnaies numériques.

Enfin, Loïc Delavaud, président de la CNCIOB, qui rassemble 353 membres, a présenté au cours de son assemblée générale la nouvelle stratégie de l’association. Il s'agit de mieux représenter les différents métiers de l’intermédiation en opération de banque. Mais aussi valoriser davantage les différentes spécialités que recouvre ce secteur, en mettant en avant la diversité de leurs besoins. «La réglementation a fait l’objet de précisions, particulièrement, la directive MCD relative au crédit hypothécaire ou encore la transposition de la 4e directive antiblanchiment», précise la Chambre.  Il a aussi été question des outils mis à la disposition des membres par la CNCIOB, et notamment un pack documentaire réglementaire mis à jour pour être en conformité avec la nouvelle directive sur le crédit hypothécaire. Dans le domaine de la formation, à compter du 20 mars 2017, «sept heures obligatoires par an devront être suivies par tous les professionnels intervenant dans un domaine couvert par la directive immobilier», note un communiqué, qui indique qu'elle concerne les IOBSP réalisant des contrats de crédit aux consommateurs, relatifs aux biens immobiliers à usage résidentiel.