La Financière de l'Echiquier va repositionner son fonds Echiquier ISR

Laurence Marchal, NewsManagers

La Financière de l'Echiquier est en train de travailler sur son fonds Echiquier ISR pour « le typer un peu plus », a annoncé Sonia Fasolo, gérante ISR au sein de la société de gestion française. L'idée est d'orienter ce fonds de 2,3 millions d'euros seulement vers des entreprises qui apportent des solutions et des contributions aux objectifs du développement durable (ODD). « A l'intérieur des ODD, nous pouvons exprimer notre âme de stock pickers », explique la gérante. La société met la dernière main à la définition de critères de sélection des titres et recherche un nouveau nom...

Aujourd'hui, Echiquier ISR est investi dans des valeurs européennes toutes capitalisations confondues qui se distinguent par la qualité de leur politique en matière d'environnement, sociale et de gouvernance. Cet aspect sera conservé, voire accentué, en augmentant éventuellement la note minimale ESG à obtenir pour pouvoir entrer en portefeuille.

La Financière de l'Echiquier souhaite parallèlement, sous réserve de l'obtention des agréments nécessaires, convertir le fonds en Sicav, ce qui lui permettrait d'être exemplaire en matière de gouvernance, un critère cher à la société de gestion. Enfin, la maison souhaite aussi en faire un fonds de partage, une formule qu'elle propose déjà au travers de deux fonds.
Ce fonds s'inscrit dans la gamme ISR de la société, qui se compose d'un autre fonds, Echiquier Major, qui affiche lui un encours de 983,2 millions d'euros (7 juin 2017). En ajoutant les mandats, les encours ISR de La Financière de l'Echiquier représentent environ 15-20 % des encours totaux qui approchent les 8 milliards d'euros. La société pratique aussi l'intégration sur 60 % de ses encours.

La Financière de l'Echiquier a développé sa propre méthodologie en matière d'ISR avec l'aide d'Ethifinance. Elle préfère assurer elle-même la notation des entreprises et n'achète pas de recherche extérieure, sauf pour les controverses. Cette notation, réalisée à l'issue d'entretiens avec la direction, surpondère l'aspect « gouvernance ». Dans ce domaine, Sonia Fasolo s'intéresse tout particulièrement à la rémunération des dirigeants.