Financière de l'Echiquier se donne l'international et les institutionnels comme priorité

NewsManagers

L'année 2014 a démarré sous de très bons auspices pour Financière de l'Echiquier. « Nous avons enregistré une collecte nette de plus de 300 millions d'euros depuis le début d'année, soit environ 4 % de nos encours de départ », annonce à NewsManagers Dominique Carrel-Billiard, son directeur général depuis le 1er avril après sept années à la tête d' Axa Investment Managers ( Axa IM). Une performance qui permet à la société de gestion d'atteindre le cap des 8,1 milliards d'euros d'actifs sous gestion à fin avril.

Financière de l'Echiquier n'entend pas s'arrêter en si bon chemin. Avec l'arrivée de Dominique Carrel-Billiard, la société de gestion entrepreneuriale veut écrire une nouvelle page de son histoire. « Financière de l'Echiquier a un projet de développement affirmé, souligne Dominique Carrel-Billiard. C'est ce qui a motivé mon arrivée : participer à ce projet collectif et accélérer la croissance de la société. »

Le mot d'ordre est clair : jouer sur plusieurs tableaux pour conquérir une nouvelle clientèle. De fait, le projet de développement repose sur plusieurs axes. L'international, d'abord, « où nous gérons 2 milliards d'euros d'actifs, soit environ 25% de nos encours », note Dominique Carrel-Billiard. « Toutefois, nous avons besoin d'être présents physiquement sur les marchés européens pour croître davantage », estime-t-il.

L'ouverture fin 2013 de son bureau à Milan, en Italie – son deuxième marché à l'étranger derrière le Belux (Belgique et Luxembourg) – constitue une première étape décisive. Et couronnée de succès. « Maintenant que nous avons une présence physique en Italie, avec trois personnes sur place, notre collecte nette, à période comparable, a doublé  », indique Dominique Carrel-Billiard. D'autres projets sont aujourd'hui à l'étude. « Nous voulons ouvrir un bureau en Allemagne, qui couvrirait aussi l'Autriche, et un autre bureau en Suisse, annonce Dominique Carrel Billiard. L'objectif est d'étoffer notre réseau, ce qui devrait nous permettre d'augmenter le flux d'affaire à l'international. Sous réserve de trouver les bonnes personnes et de franchir toutes les étapes réglementaires, j'espère que nous ouvrirons ces bureaux début 2015. »

En parallèle, Financière de l'Echiquier ne compte pas négliger le marché français. Déjà fortement présente auprès des CGPI, marché sur lequel il revendique le titre de troisième ou quatrième acteur, la société de gestion entend désormais accélérer son développement sur le segment des institutionnels. Une clientèle qui pèse déjà « 1,5 milliards d'euros d'encours », note Dominique Carrel-Billiard. « Sur ce segment, nous affichons une présence plus volontariste et nous avons d'ailleurs amélioré le positionnement des parts institutionnels dans nos fonds. »

Séduire cette clientèle demeure toutefois une gageure à l'heure où bon nombre de professionnels reconnaissent que ce marché est en stagnation. « Toutefois, notre part de marché sur les institutionnels est telle que nous pouvons penser avoir encore du potentiel de croissance, malgré un marché en légère décroissance et une intensité concurrentielle qui s'accroît », juge Dominique Carrel-Billiard.

Enfin, la société de gestion entend bien continuer à faire vivre et évoluer sa gamme de produit. De fait, « nous incubons de nouvelle expertise et de nouveaux gérants, à l'image du travail que nous effectuons actuellement sur un CTA », illustre Dominique Carrel-Billiard. Nous avons d'autres projets pour enrichir notre gamme. » Autant de projets qui doivent permettre à Financière de l'Echiquier d'accélérer sa croissance, à condition de transformer l' essai.