Intelligence artificielle

Yseop dessine le conseil du futur

Jean-Charles Naimi
La technologie développée par la société modifie la relation bancaire
Pour 2015, elle entend investir le champ de la réforme de l’assurance santé collective
John Rauscher, directeur général, Yseop

Imaginons un logiciel d’intelligence artificielle qui rédige comme un être humain des commentaires intelligents à partir des données clients et en temps réel. Imaginons ensuite que ce même logiciel dresse un état des solutions à apporter en fonction de l’analyse de ces mêmes données. Imaginons enfin que cet outil formule en langage naturel une préconisation en motivant le conseil apporté, comme l’impose la réglementation. Bienvenue dans le monde du conseil du futur, voire du futur très proche.

Faire de l’ordinateur un assistant intelligent.

Car ces technologies existent et fonctionnent déjà. Yseop, la société franco-américaine créée en 2007, les met déjà à la disposition de plusieurs groupes sur la Place, dont plus d’une dizaine appartiennent au CAC 40. « Le but d’Yseop est d’appliquer une base de connaissances et de meilleures pratiques à un contexte particulier pour apporter une réponse personnalisée. Le système a pour finalité de transformer les ordinateurs actuels, qui sont surtout des outils de calcul, de stockage et de communication, en assistants intelligents capables de questionner l’utilisateur, de raisonner sur les données collectées et de répondre de manière individualisée à chaque utilisateur », explique le directeur général de la société John Rauscher. 

Applications bancaires.

Les solutions Yseop de transformation digitale des entreprises sont rendues accessibles à tous leurs collaborateurs. « Elles autorisent un diagnostic le jour J permettant ainsi de répondre aux demandes des clients qui veulent obtenir des réponses en temps réel sur leur problème du moment. Prenons un exemple dans l’industrie bancaire. Avec Yseop, un conseiller d’agence peut préparer en amont son entretien grâce à la rédaction automatique d’un dossier client complet en langage clair qui résume la situation du client, détecte les éventuelles incohérences et l’invite à lui poser des questions. Grâce à l’intelligence artificielle, Yseop formule des propositions qui seront elles-mêmes argumentées. Nous estimons que les performances commerciales sont ainsi améliorées de 20 % », poursuit John Rauscher. 

Ouverts sous forme d’abonnements, les systèmes d’Yseop peuvent être installés sur les serveurs d’un client ou exécutés dans un cloud. « Les utilisateurs peuvent, grâce à l’architecture d’Yseop, construire et maintenir des applications sur leur propre serveur. Ils peuvent ainsi garder la propriété intellectuelle de leur expertise métier en toute sécurité », entend rappeler le directeur général.

Nouvelles opportunités en santé collective.

En 2015, la société entend se positionner sur le marché de la complémentaire santé collective dans le sillage de sa généralisation à l’ensemble des salariés prévue par l’Accord national interprofessionnel (ANI) de janvier 2013. « L’ANI va engendrer un nouveau brassage des parts de marché », les dirigeants d’Yseop en sont convaincus. « Et cette évolution se fera dans un laps de temps très court puisque les employeurs ont jusqu’au 1er janvier 2016 pour satisfaire à cette obligation d’assurances pour l’ensemble de leurs salariés. Yseop propose à chacun de ces derniers la plus appropriée à ses besoins très rapidement en lui expliquant les raisons de ses préconisations », conclut John Rauscher.