Varenne Capital collecte plus de 400M€ en 2019

La société de gestion travaille actuellement sur l'intégration de l'ESG dans ses analyses avec un consultant.

Par Laurence Marchal, NewsManagers (Groupe Agefi)

Varenne Capital Partners a enregistré en 2019 une collecte nette de 410 millions d’euros. Cela a permis à la société de gestion indépendante de continuer à augmenter ses encours, qui atteignent 1,67 milliard d’euros au 16 janvier, selon David Mellul, son directeur général, interrogé par NewsManagers en marge d’une conférence dédiée aux investisseurs.

Varenne avait passé la barre du milliard d’euros d’encours pour la première fois en 2018. La société a été fondée en 2003 par Marco Sormani et Giuseppe Perrone. Sa gestion repose sur quatre « moteurs de performance » : le long actions, le short actions, les situations spéciales et les couvertures macro.

Courant 2019, la boutique a continué à renforcer son dispositif de développement à l’international. Ainsi, elle a recruté Pierre Seydel, un ancien de Syz Asset Management et de BlackRock, en tant que responsable du développement pour le Benelux.

Parallèlement, elle a noué un partenariat avec Alternative Capital Enterprises pour vendre ses fonds au Japon. Cette société basée à Singapour pourra également l’aider à couvrir d’autres pays asiatiques.

Au Royaume-Uni, en revanche, Varenne Capital ne travaille plus avec son partenaire local. Pour autant, elle ne délaisse pas le marché et cherche un nouveau collaborateur ou partenaire spécialisé.

Varenne travaille sur l'ESG

Côté gestion, Varenne Capital Partners a recruté Nicolas Vargas en tant qu’analyste au sein de l’équipe « short & baskets ». L’intéressé a rejoint la société en février 2019 en provenance de Comgest.

Varenne Capital Partners a par ailleurs fusionné le fonds Varenne Global Sélection dans Varenne Sélection, un fonds FIA qui pèse aujourd’hui 170 millions d’euros d’encours. Sa gamme compte quatre fonds, dont deux Ucits.

Interrogé sur l’ESG, David Mellul a indiqué travailler sur le sujet avec un consultant. « L’idée est savoir comment intégrer ces critères dans nos grilles de recherche et d’analyse », explique-t-il. Un « module complémentaire » pour les équipes de gestion sera lancé au premier trimestre.

Une qualité de croissance moins bonne

Concernant les perspectives 2020, Giuseppe Perrone s’est montré plutôt prudent. « L’an dernier à la même époque, tout le monde était pessimiste. Nous étions raisonnablement optimistes. Cette année, tout le monde est optimiste… », observe-t-il. « Le marché est cher. Nous réduisons notre exposition actions, nous utilisons beaucoup d’options », poursuit-il.

« Nous abordons 2020 avec confiance quant à notre capacité à trouver des idées mais avec prudence quant au niveau de valorisation des marchés », indique Giuseppe Perrone.

Pour lui, la qualité de la croissance est de moins en moins bonne. « Elle est soutenue artificiellement par des niveaux d’endettement élevés qui gonflent le prix des actifs. Cette fragilité du système doit être couverte », affirme-t-il.