Banque privée

Une nouvelle solution digitale de conseil

Société Générale Private Banking a présenté Synoé, un service de conseil en investissement automatisé
Les clients détenteurs d’une assurance vie du groupe sont libres de suivre ou refuser les conseils prodigués
Jean-François Mazaud, directeur de SG Private Banking et responsable de la business unit banque privée et gestion d’actifs

Aujourd’hui, la digitalisation est un passage obligé pour toutes les structures bancaires, peu importe le type de clientèle à laquelle elle s’adresse. Il n’est plus question pour le client d’une banque privée, quel que soit son âge et son niveau de fortune, de ne pas bénéficier, a minima, des services digitaux qu’il retrouve dans les banques traditionnelles. Conscient de ce changement, Société Générale Private Banking a voulu aller encore plus loin en développant, outre les outils bancaires traditionnels, un service automatisé de conseil en investissements baptisé Synoé.

Recommandation personnalisée. Le principe du service Synoé, disponible pour les détenteurs de certains contrats d’assurance vie en architecture ouverte distribués par la banque privée – comme le contrat Ebène, est d’envoyer, à partir des données recueillies en interne auprès des différents spécialistes de la banque, des recommandations personnalisées d’arbitrage de leurs unités de compte, et adaptées à chaque profil client. Les souscripteurs du service choisissent, au départ, une allocation prudente, équilibrée ou dynamique, à partir de laquelle les différents conseils seront prodigués. Ensuite, toutes les deux semaines, ils recevront via leur ordinateur, tablette ou smartphone, une alerte sur l’actualité des marchés financiers, tous les mois, un conseil d’arbitrage de leur portefeuille si l’évolution des marchés ou de la situation macroéconomique l’exige. Par ailleurs, si un événement important survient, une proposition d’arbitrage est immédiatement envoyée.
 Il s’agit bien de gestion conseillée. Le client reçoit une notification de ce qui lui est conseillé de faire, mais il demeure libre de la suivre ou non. S’il décide de la suivre, il pourra le faire d’un clic sur son ordinateur.
 S’il veut davantage de précisions sur les conseils qui lui sont envoyés, le client a accès à une plateforme d’experts qui peuvent répondre en direct par téléphone. Ces experts sont aujourd’hui quatre, mais leur nombre pourra évoluer en fonction du succès que rencontrera le service. Pour son lancement, Synoé est facturé 0,5 % par an sur les actifs confiés, mais ce tarif pourra, lui aussi, évoluer.

Cible large de clientèle. Actuellement, environ 30 % des clients de la banque privée sont sous mandats, et 10 à 20 % restent – et resteront – utilisateurs d’un système de simple exécution des ordres et gèrent eux-mêmes leurs portefeuilles. Avec Synoé, la banque cible les 50 à 60 % de clients restants, demandeurs de gestion conseillée. Et ce dans un environnement où d’autres structures, eu égard au poids de la règlementation, ont plutôt tendance à de moins en moins proposer ce service.

Service stratégique. Preuve que ce service est considéré comme stratégique par la banque, lors de sa présentation, étaient présents, outre Emilie Chauvet, directrice adjointe des solutions d’investissement et directrice des activités de conseil de SG Private Banking, Jean-François Mazaud, directeur de SG Private Banking et responsable de la business unit banque privée et gestion d’actifs, et Patrick Folléa, directeur délégué de SG Private Banking et directeur de SG Private Banking France. Sans oublier Laurent Dunet, directeur général de Sogessur et directeur général adjoint de Sogécap. Il est vrai que la migration de clients vers la gestion conseillée permet, en plus du service apporté aux clients, de résoudre les difficultés imposées par la réglementation, le processus étant totalement automatisé. La direction assure également que l’objectif n’est pas de baisser le nombre de ses banquiers privés (ils sont 500 aujourd’hui), mais de les faire « monter en gamme » et de leur permettre de répondre à des problématiques des clients plus compliquées.