Une contribution au résultat net des pays émergents hétérogène pour le groupe Société Générale

Les réseaux internationaux de Société Générale qui incluent la République Tchèque, la Roumanie, la Grèce, la Croatie, la Slovénie, la Bulgarie, la Serbie, la Russie, l’Egypte, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Réunion affichent un produit net bancaire (PNB) de 5.017 millions d’euros, contre 8.165 millions pour les réseaux France et un résultat net de 325 millions d’euros, contre 1.428 millions d’euros en France fin 2011. Le rapport de ces deux données, la marge nette, signifie que l’activité à l’international (résultat net = 6,5 % du PNB) est de l’ordre de 2,7 fois moins rentable que celle dans l’Hexagone (résultat net = 17,5 % du PNB).

En termes de contribution totale au résultat net du groupe, les réseaux internationaux ne contribuent qu’à hauteur que 13,62 %, alors que le réseau France y participe à hauteur de 60 %.

Dans le détail, la République Tchèque et les pays africains du bassin méditerranéen et de l’Afrique sub-saharienne sont les implantations les plus rentables avec une marge nette supérieure à 20 %. En revanche, la Roumanie et la Russie présententune marge nette nulle et les autres pays d’Europe centrale et orientale, qui publient un coût du risque important, disposent d’un ratio négatif puisque le résultat net part du groupe de la zone, affecté de 348 millions d’euros par la Grèce, ressort à -300 millions d’euros.

A titre de comparaison, la banque privée du groupe, rattachée aux métiers de gestion d’actifs et services aux investisseurs (GIMS), revendique un PNB de 762 millions d’euros, un résultat net de 115 millions d’euros, soit une marge nette de 15 %, mais un coefficient d’exploitation de 81 %. Quant au ratio crédits/dépôts, il varie de 71,3 % en Egypte à 183,2 % à la Réunion, mais s’établit à 99 % fin 2011 tous réseaux internationaux confondus.