Un premier Observatoire de la banque privée

C'est SwissLife Banque Privée qui vient d'en prendre l'initiative avec pour objectif de mieux connaître la perception d'une clientèle ciblée, une perception en demi-teinte...

Quelle banque privée pour quels usages et services et selon quelles modalités ?, tel a été la ligne directrice de SwissLife Banque Privée pour lancer ce premier observatoire et guider ses réflexions. Avec comme certitude, exprimée par Tanguy Pollet, directeur général de la banque que " l'inflation législative, fiscale et réglementaire en France baisse d'année en année le seuil d'entrée en banque privée afin de bénéficier de conseils à valeur ajoutée  " (un seuil fixé à 250.000 euros de patrimoine financier chez SwissLife BP).

Parmi les enseignements atypiques exprimés figure, par exemple, la qualification par le client de sa relation avec le conseiller privé, considérée comme " distante" à 17 % ou banale à 15 %, soit des taux assez élevés par rapport au bonus d'une relation " solide " exprimé à 53 %. Ces mêmes clients jugent leur banque " élitiste et sélective " à 23 %, ce qui est plutôt favorable, mais aussi " chère et coûteuse " à 16 %, le qualificatif premier restant cependant "compétence et professionnalisme " (28 %). Autre élément surprenant pour l'image du secteur et tiré, lui, de l'actualité : 42 % des intérrogés estiment que les banques privées " incitent plutôt à la fuite des capitaux à l'étranger ", contre 17 % plaidant plutôt pour l'impatriation.

Parmi les banques privées citées spontanément viennent en tête sans trop de surprise, à plus de 20 %, BNP Paribas Banque Privée (29 %), HSBC Private Bank  (24 %) et Compagnie Financière Edmond de Rothschild (20 %), un classement peu bousculé sur le critère de la notoriété assistée. Sans l'ombre d'une hésitation, la banque privée l'emporte sur la banque de détail en termes: d'assistance en matière d'organisation patrimoniale et fiscale (61 % contre 25 %), de meilleur relationnel (59 % c 11 %) et d'offre produits (56 % c 11 %).

Les intéressés sont clients depuis plus de six ans de leur établissement à 62 % et 53 % lui confient un tiers à deux-tiers de leur patrimoine financier. Ce qui n'empêche pas une  certaine mobilité passée (34 %) ou à titre d'intention (22 %). 

 

Ce premier Observatoire de la banque privée, qui sera reconduit tous les ans, a été réalisé par OpinonWay au travers d'une étude quantitative auprès de 310 personnes représentant le Top 5 des ménages dont les revenus annuels bruts sont supérieurs ou égaux à 72.000 euros.