Plate-forme immobilière

Un concept novateur d’Orelis Finance

La société compte se distinguer avec un modèle économique basé sur le libre arbitre des promoteurs quant au système de rémunération des intermédiaires.

Dans un contexte d’incertitudes, concernant le dispositif Scellier notamment, Orelis Finance lance Leemo, une plate-forme immobilière proposant des programmes neufs de différents promoteurs (Vinci Immobilier, Les Nouveaux Constructeurs, Bouygues Immobilier et une dizaine d’autres) ou de maîtrises d’ouvrage déléguées (dans le cas des produits Malraux proposés). Jean-Baptiste Lacoste, le président d’Orelis et fondateur de Leemo, estime qu’il y a de la place pour un nouvel entrant, « mais pour une entreprise qui a un modèle économique alternatif à proposer au marché  ».

Et c’est tout le pari du professionnel qui entend laisser les promoteurs choisir le montant des commissions qu’ils rétrocéderont à la plate-forme, cette dernière s’engageant à reverser au CGPI entre 75 % et 95 % en fonction du volume d’affaires que ce dernier apportera à Leemo. Pour assurer sa rentabilité, la plate-forme devra atteindre un minimum de 400 ventes en 2012.

Libre arbitre laissé aux promoteurs.

Partant du constat que les promoteurs sont « incapables de fidéliser les conseillers indépendants parce qu’ils changent les modalités de rémunérations de leurs intermédiaires au gré des cycles immobiliers », de 4 à 5 % lorsque tout va bien jusqu’à 15 % lorsque le marché se tend, et que les distributeurs externes sont indispensables pour trouver preneur, Jean-Baptiste Lacoste ambitionne avec Leemo d’amortir cette élasticité avec pour principe que « le prix que le promoteur est prêt à payer à la plate-forme est le bon, à condition de ne pas observer sur le marché un mandat en vigueur qui soit à un taux supérieur à celui proposé par Leemo ».

Reste à savoir si les CGPI sont prêts à être moins rémunérés que par le passé. « Pour obtenir des commissions importantes, le CGPI est obligé de se concentrer sur un seul promoteur. On pense que ce type de fonctionnement est terminé. Le métier de CGPI a changé. Il ne s’agit plus de se laisser convaincre par un produit mais de trouver celui qui correspond aux attentes des clients, par ailleurs beaucoup plus au fait aujourd’hui de l’actualité et des prix », explique Jean-Baptiste Lacoste. A ce jour, l’écart entre les promoteurs reste important, le taux de rémunération proposé étant de 4 % pour le plus bas et de 13 % pour le plus élevé.

Dans la pratique, Leemo utilise un logiciel de gestion des stocks connecté au logiciel Topinvest et à son module « la place de marché ». Ce dernier sera installé chez tous ses CGPI partenaires afin de leur permettre, de leur outil de travail, d’avoir accès à l’ensemble de son offre - tout comme à celle des autres utilisateurs du logiciel comme La Référence Pierre ou Nexity (et une quinzaine d’autres, promoteurs ou courtiers) -, et donc d’entrer directement en relation avec la plate-forme.

Rémunération des intermédiaires.

Orelis a mis en place un système de commission progressive en fonction des volumes que le conseiller indépendant traite avec la plate-forme. Ainsi, un CGPI qui délivre un chiffre d’affaires inférieur à 500.000 euros se voit rétrocéder 75 % de la marge brute générée par Leemo (si Leemo obtient 5 %, le CGPI obtient 3,75 %). Si le montant des transactions est compris entre 500.000 et 2 millions d’euros, le taux monte à 80 %, entre 10 et 30 millions d’euros, le tarif augmente à 85 % pour s’établir, au-delà de 30 millions, à 95 %. Un niveau très élevé mais qui peut être réalisé par un groupement d’indépendants.

Et dans le cas où le CGPI arrive à négocier en direct avec le promoteur une rémunération équivalente à celle obtenue par Leemo (elle ne peut être supérieure, c’est la condition que doit respecter le promoteur pour être référencé), et donc gagner davantage qu’en passant par la plate-forme, Jean-Baptiste Lacoste entend recueillir les faveurs des indépendants grâce au back-office d’Orelis.