Sociétés de gestion

Tocqueville réorganise son pôle distribution

Ces dernières semaines, la société de gestion a connu quelques changements avec le départ de Christophe Tapia, son directeur général adjoint en charge du développement.

La légère embellie récente des marchés financiers est loin de faire oublier que la plupart des sociétés de gestion ont particulièrement souffert ces derniers mois, et notamment les « boutiques », structures indépendantes et souvent concentrées sur les actions. Tocqueville Finance, l’un des gestionnaires d’OPCVM préféré des conseillers en gestion de patrimoine indépendants, n’y a pas échappé et a vu ses encours passer de près de 4,5 milliards d’euros en juin 2007 à 1,5 milliard aujourd’hui.

Bien sûr, l’effet marché y est pour beaucoup mais la question, pour les maisons indépendantes, est de savoir si elles retrouveront chez les CGP la place privilégiée qu’elles occupaient avant la crise.

Stabilité des équipes.

Pour prendre la suite de Christophe Tapia, Tocqueville Finance n’a pas fait appel à un inconnu puisque c’est Thierry de Haynin, directeur général de Tocqueville Finance Europe et actuellement en poste à Genève, qui sera chargé de la distribution externe de la société de gestion. Il reste épaulé par les dix collaborateurs de Tocqueville qui s’occupent déjà de la distribution, dont quatre en charge des conseillers en gestion de patrimoine en régions.

Vincent Foucart, directeur général adjoint responsable du pilotage, se veut rassurant : « Nous ne changeons pas de modèle, aussi bien dans notre organisation que dans le mode de gestion de nos produits. » Le gestionnaire reste donc avant tout value et veut continuer à soigner ses relations avec les indépendants.

Financiarisation.

Cependant, la société a tout de même décidé de donner une orientation plus financière - et donc plus institutionnelle - à ses supports marketing. « Nous devons aujourd’hui répondre aux besoins des conseillers en gestion de patrimoine, mais aussi d’investisseurs institutionnels qui nous demandent parfois des reportings plus précis », déclare Vincent Foucart.

Ainsi, le gestionnaire commence à s’orienter aujourd’hui vers une cible de clientèle plus large. De la même manière que les grandes maisons de gestion s’intéressent depuis quelques années au marché des conseillers en gestion de patrimoine, les « boutiques » veulent aujourd’hui prendre position sur le marché des institutionnels.