Swiss Life France accroît son poids dans les résultats de l’assureur suisse

Son bénéfice opérationnel représente 17,6% de celui du groupe, ce qui fait de la France le deuxième contributeur aux résultats du groupe

Par Christine Lejoux, L’Agefi Quotidien. - Swiss Life France entend continuer à cultiver son originalité. Dans le cadre de son nouveau plan stratégique à trois ans présenté hier, la filiale française de l’assureur suisse « demeurera focalisée sur la clientèle patrimoniale aisée et sur celle des PME », l’une de ses particularités par rapport aux autres filiales locales du groupe, a annoncé son PDG, Charles Relecom, lors d’une conférence de presse.

Ce dernier a des arguments à faire valoir, Swiss Life France ayant atteint ou dépassé les objectifs de son précédent plan stratégique, achevé l’an dernier. A commencer par les revenus tirés des frais et commissions : attendus entre 55 et 65 millions d’euros en 2018, ils ont atteint 67 millions. Mieux, le résultat de risque (la marge assurantielle) est ressorti l’an dernier à 95 millions d’euros, alors que Swiss Life France tablait sur 65 à 75 millions. Quant au volume d’affaires nouvelles, espéré à plus de 235 millions d’euros sur les trois années du plan, il s’est établi à 332 millions.

« La filiale française prend un poids croissant au sein du groupe », s’est félicité Charles Relecom. De fait, son bénéfice opérationnel, ressorti à 239 millions d’euros (270 millions de francs suisses) en 2018, en progression de 2% sur un an, représente 17,6% de celui du groupe, ce qui fait de la France le deuxième contributeur aux résultats de Swiss Life, derrière la Suisse.

L’assurance vie, principal métier de Swiss Life France, a vu son un chiffre d’affaires grimper de 9 % en 2018, à 3,43 milliards d’euros. Ce qui a permis aux revenus globaux de la filiale française de franchir pour la première fois la barre des 5 milliards d’euros, à 5,1 milliards, soit une augmentation de 6 % par rapport à 2017, alors que le marché a crû de 4 %. Au sujet du projet de « transférabilité » des contrats d’assurance vie, destiné à accroître la concurrence en faveur des consommateurs, Eric Le Baron, directeur général de Swiss Life Assurance et Patrimoine, estime qu’il « s’agit d’un faux débat, la transférabilité ayant été en réalité déjà organisée avec la flat tax, qui impose les plus-values à hauteur de 30 %, quelle que soit la durée de détention ».

Pour 2021, l’horizon de son nouveau plan stratégique, Swiss Life France vise 85 à 95 millions d’euros de revenus liés aux frais et commissions, un résultat de risque de 95 à 105 millions, et un volume d’affaires nouvelles de plus de 400 millions d’euros.