Société de gestion

SPGP en ordre de marche

La société reprise par Cédric Chaboud finalise aujourd’hui sa réorganisation
Sassan Golshani a rejoint le groupe pour prendre en main la distribution
DR, Cédric Chaboud, président, et Sassan Golshani, directeur développement et marketing, SPGP

Nouveaux locaux, nouveau site internet, nouvelles équipes, nouveaux produits et nouveau positionnement marketing. La SPGP a décidemment pris un coup de jeune depuis l’entrée au capital en novembre dernier de Cédric Chaboud, anciennement gérant chez Lazard puis salarié de la société de gestion, et aujourd’hui actionnaire majoritaire de la structure. Créée en 1992 par Xavier Roulet, la société, qui a connu son heure de gloire au début des années 2000, avait ces derniers temps des difficultés à se relancer après les crises à répétition, d’autant que ses actionnaires historiques cherchaient à passer la main.

Aujourd’hui, « la SPGP se modernise, mais ne veut pas se couper de ses racines », affirme Sassan Golshani, un ancien de Richelieu Finance – devenu ensuite KBL Richelieu – qui a rejoint la société pour en assurer le développement et la direction du marketing.

Renouer avec les CGP.

Si l’entreprise veut entretenir l’image d’une modernité retrouvée jusque dans sa gestion (lire l’encadré), elle ne compte pas abandonner sa clientèle historique, à savoir les conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI). La présence de Sassan Golshani, qui a travaillé avec eux pendant plus de dix ans chez Richelieu, en est la preuve. Les fonds de SPGP sont référencés sur la plupart des plates-formes dédiées aux conseillers en gestion de patrimoine et la société a débloqué un important budget commercial lui permettant d’être présente sur de nombreux événements – comme Patrimonia auquel elle participera cette année – aux côtés de ses partenaires distributeurs. Et l’équipe commerciale, aujourd’hui composée de deux personnes, devrait aussi s’étoffer à partir du début de l’année prochaine.

Si les CGPI ne représentent plus aujourd’hui qu’une centaine de millions d’euros sur les 785 millions que gère la société au total (485 millions sous forme d’OPCVM et 300 millions en mandat comprenant pour partie des OPCVM maison), Sassan Golshani compte bien atteindre 300 millions d’euros sur cette clientèle avant la fin de l’année prochaine. Au total, toujours à horizon fin 2015, la société espère s’approcher du milliard d’euros sous gestion. Un objectif qui paraît atteignable puisque bien inférieur au 1,6 milliard d’euros que gérait la société avant 2007.

Internationalisation.

Pour arriver à ce chiffre, le gestionnaire ne compte pas que sur la France. Un autre axe de développement de la société sera l’international. Le gérant veut ouvrir son horizon, aussi bien dans sa gestion – ses nouveaux fonds sont très diversifiés géographiquement et certains des produits existants ont été largement ouverts aux valeurs internationales – que sur son développement commercial. L’ouverture d’un bureau à Londres est imminente et suivront un bureau à Bruxelles et un autre à Milan.

Le pari de l’indépendance.

La société devra cependant convaincre ses partenaires et clients qu’elle a su évoluer et que le choix de conserver son indépendance s’est révélé payant, alors même que de nombreuses structures cherchent des partenaires institutionnels pour s’adosser. Mais « le fait d’être indépendant va de nouveau devenir un atout, anticipe Sassan Golshani, alors que ces dernières années l’indépendance état devenue plutôt un handicap. Aujourd’hui, les clients veulent des structures réactives, à taille humaine et capables d’afficher des convictions fortes ». Evidemment, il faudra aussi que ces convictions continuent de se concrétiser dans les performances.