Société Générale Private Banking affiche une belle croissance en 2017

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Les actifs sous gestion progressent de 5,8 %, atteignant 56,1 milliards d’euros fin 2017. La banque a l’intention, cette année, de développer ses relations avec les CGPI

Les actifs sous gestion de Société Générale Private Banking s'inscrivaient fin 2017 à 56,1 milliards d'euros contre 53 milliards d'euros un an plus tôt, a indiqué le 8 janvier à Paris, Mathieu Vedrenne, directeur commercial et marketing France de la société, à l'occasion d'une présentation de la stratégie d'investissement 2018.  Les revenus sont également bien orientés, a indiqué Patrick Folléa, directeur délégué de Société Générale Private Banking, qui souligne que les investisseurs, prudents au premier semestre, ont été beaucoup plus actifs au second semestre.

Au total, 2017 est "plutôt une bonne année", selon Mathieu Vedrenne qui indique que la banque privée va poursuivre ses efforts en 2018 pour conquérir de nouvelles clientèles, entre autres du côté des associations et des fondations, des professions libérales et également des CGPI (conseillers en gestion de patrimoine indépendants) en qualité de fournisseur de solutions (B2B2C). Société Générale Private Banking se veut par ailleurs complètement engagée dans la transformation digitale avec des travaux en cours sur le conseil automatisé, notamment en matière juridique et fiscale. Sur la partie conseil en investissement, des test sont en cours pour proposer un outil digital qui pourrait voir le jour dès le premier semestre 2017 mais dont l'utilisation (B2C, banquier privé ou ingénieur patrimonial uniquement...), n'est pas complètement arrêtée. Les équipes de la banque travaillent également avec la fintech Fiduceo pour mettre en place des solutions d'agrégation de comptes et d'actifs.

Pour ce qui concerne la stratégie d'investissement pour 2018, la banque estime qu'il va surtout s'agir cette année de "tenir la distance". Autrement dit, le contexte devrait rester plutôt favorable. Dans les pays développés, la croissance a bénéficié d'une reprise synchronisée de l'activité en 2017 et le regain de confiance des chefs d'entreprise laisse entrevoir une nouvelle expansion en 2018. Outre cette croissance "synchronisée, soutenue et stable", on peut s'attendre à une inflation modeste et au soutien des banques centrales qui vont poursuivre une "normalisation à pas comptés" pour éviter des secousses sur les marchés, a expliqué Alan Mudie, responsable de la recherche.

L'environnement reste ainsi favorable aux actifs risqués, notamment aux actions, la classe d'actifs privilégiée pour 2018. La croissance solide des bénéfices des sociétés devrait aider les actions mondiales à continuer de bien performer en 2018. Toutefois, les rendements seront moins forts après, il est vrai, une année 2017 exceptionnelle. La volatilité pourrait augmenter à mesure que la Réserve fédérale américaine relèvera ses taux et que les achats d'actifs seront réduits des deux côtés de l'Atlantique.  La banque donne la préférence au Japon, à la zone euro et à la Suisse.

Sur l'obligataire, "nous continuons de préférer les obligations de qualité supérieure ("investment grade") à celles à haut rendement. Dans la zone euro, nous privilégions la dette subordonnée émise par des établissements financiers ainsi que les obligations d'entreprise hybrides. Nous préférons les obligations à haut rendement à celles de qualité supérieure", expliquent les experts.