Revue de presse internationale

ITALIE

Les conseillers financiers sont séduits par l’ISR

Bluerating, 18/04/2017

Les conseillers financiers italiens sont de plus en plus sensibles au thème de la finance durable et seraient prêts à allouer une part plus importante du portefeuille de leurs clients à l’investissement socialement responsable (ISR), rapporte Bluerating.

13 % des conseillers financiers interrogés ont ainsi déclaré avoir investi dans des produits ISR entre 11 % et 30 % du portefeuille de leurs clients, et 1 % ont alloué dans des fonds ISR plus de 30 % du portefeuille. 15 % ont destiné à ces stratégies entre 6 % et 10 % du portefeuille. Mais les pourcentages qu’ils conseilleraient d’investir dans des solutions ISR sont beaucoup plus élevés. 33 % de l’échantillon suggère une part comprise entre 11 % et 30 % pour des portefeuilles inférieurs à 500.000 euros, tandis que pour des portefeuilles supérieurs à ce seuil, le pourcentage conseillé monte à 43 %. 11 % recommandent une part supérieure à 30 % du portefeuille. Pour un tiers de ces derniers, le pourcentage idéal serait de plus de 60 %.

ETATS-UNIS

Fidelity prédit une vague de concentrations dans la gestion d’actifs

Financial Times (ft.com), 20/04/2017

La série de grandes fusions dans le secteur de la gestion d’actifs constitue le début d’une vague de concentration, selon Charles Morrison, le responsable de la gestion d’actifs de Fidelity, interrogé par le Financial Times. Pour le dirigeant, les marges dans le secteur vont continuer à être grignotées par le mouvement massif vers la gestion passive. « La tendance est plutôt claire. Les marges vont continuer à être sous pression, a indiqué Charles Morrison. Le secteur aura un aspect très différent dans cinq ans. Il y aura moins de sociétés de gestion et elles seront plus grandes. » Dans ce contexte, Fidelity est « ouvert à tout » : « Fusionner des cultures est un défi, mais s’il y a de véritables opportunités, nous les regarderons. » 

MONDE

Les employés de la gestion d’actifs ont vu leurs bonus baisser en 2016

Financial Times FM, 17/04/2017

Les employés du secteur de la gestion d’actifs ont subi des baisses de leurs bonus en 2016, rapporte le Financial Times Fund Management. Schroders, Henderson, Aberdeen, Ashmore, Franklin Templeton, Legg Mason et Invesco font partie des sociétés de gestion internationales qui ont réduit leurs bonus en 2016, selon une analyse des rapports annuels réalisée par le FTFM. Le montant total dépensé dans les rémunérations variables chez Ashmore et Henderson (qui fusionne avec Janus) a chuté de plus de 15 % en 2016 par rapport à l’année précédente. Franklin a pour sa part réduit de 6 % la rémunération et les bénéfices pour les salariés l’année dernière, après avoir diminué les bonus de 108,4 millions de dollars, tandis que Legg Mason a dépensé 3 % de moins dans ce domaine. Chez d’autres, comme Schroders et Invesco, la rémunération totale a augmenté en 2016 alors que les effectifs ont crû mais les bonus ont fondu. La tendance à la baisse devrait se poursuivre en 2017.

ETATS-UNIS

Larry Fink a perçu 25,5 millions de dollars en 2016

Newsmanagers, 18/04/2017

Larry Fink, cofondateur et directeur général de BlackRock, a perçu 25,5 millions de dollars en 2016, une rémunération en très légère baisse de 1 % par rapport à sa rémunération de l’exercice 2015, selon les calculs opérés par la Securities and Exchange Commission (SEC) dans un document de Bourse. Le comité exécutif de BlackRock parle lui d’une baisse de 2 %. Les chiffres diffèrent car BlackRock a reporté une part de bonus à une autre année. Le président et autre cofondateur de BlackRock, Rob Kapito, a lui perçu 19,6 millions de dollars au titre de 2016.

MONDE

Les ETF nuisent à l’efficience des marchés

L’Agefi, 20/04/2017

Une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Stanford, d’Emory et du centre interdisciplinaire de Herzliya, citée par L’Agefi, démontre la perte d’efficience des marchés liés à l’essor des ETF. D’après ces chercheurs, lorsque les ETF accroissent d’un point de pourcentage leur part de détention du flottant d’un titre, la corrélation entre la performance de ce titre et celle de son secteur augmente de 9 % dans l’année qui suit, tandis que le lien entre son prix et les prévisions de résultats diminue de 14 %. Le différentiel entre les prix offerts et demandés augmente dans le même temps de 1,6 %, témoignant de la perte de liquidité, alors que la performance absolue grimpe de 2 %.

ITALIE

85 % des Italiens se désintéressent du conseil indépendant

Newsmanagers, 18/04/2017

85 % des Italiens ne s’intéressent pas au conseil indépendant, alors que la directive MIF II doit entrer en vigueur en 2018, selon une étude réalisée par Prometeia et présentée à l’occasion du Salone del Risparmio qui se tenait à Milan la semaine dernière. Ce pourcentage surprenant pourrait laisser penser, compte tenu également du faible niveau d’éducation financière, que les Italiens n’ont pas connaissance des coûts supportés ni des éventuels conflits d’intérêts dans le domaine du conseil financier. Mais ce n’est pas le cas, a souligné Mazzoni Perelli, de Prometeia, lors de la conférence sur la directive MIF II. « Au sein de l’étude Wealth Insights développée par Prometeia en collaboration avec Ipsos, il a été demandé aux Italiens s’ils sont conscients des coûts lorsqu’ils investissent dans la gestion d’actifs et du niveau des rétrocessions. Les réponses ont montré un niveau élevé de perception. Dans le même temps, les Italiens ont admis aussi être informés des éventuels conflits d’intérêts. »

Aussi, le pourcentage de 85 % est très probablement dicté par le fait que, pour le moment, il existe une offre très faible de conseil financier réellement indépendant. Mais cela devrait changer, selon un communiqué du Salone del Risparmio. Surtout vu l’évolution de la place de la gestion d’actifs. Ainsi, de 2012 à aujourd’hui, le pourcentage de la gestion dans les portefeuilles des Italiens a augmenté de 21 % à 30 %. Et elle devrait continuer à croître et tendre vers la moyenne européenne de 40 %.

MONDE

Le secteur des fintechs en pleine croissance, notamment en Asie

Newsmanagers, 21/04/2017

Il existe aujourd’hui 39 entreprises fintechs valorisées à au moins 1 milliard de dollars, ce qui confirme l’importance du secteur pour l’économie mondiale, selon une étude sur le secteur réalisée par GP Bullhound, la banque d’affaires technologique européenne. L’étude montre que les investissements mondiaux de capital-risque dans le secteur ont presque quintuplé au cours des trois dernières années, pour atteindre 13,6 milliards de dollars en 2016. Cette analyse montre que l’investissement dans le secteur des fintechs continue de se développer malgré une instabilité accrue du marché. Sur les 39 fintechs d’une valeur de 1 milliard de dollars ou plus cinq ont atteint cette valorisation en 2016. Les investissements en capital-risque dans le secteur ont également augmenté de 7 % entre 2015 et 2016.

La valeur des tours de table de phase finale a également augmenté, avec notamment la levée de 4,5 milliards de dollars par Ant Financial, le nombre de sociétés financées ayant chuté de 942 en 2015 à 840 en 2016. « Les facteurs qui alimentent cette croissance représentent une opportunité de réduire les coûts et d’innover dans les secteurs des services financiers établis, ainsi que de créer une infrastructure de services financiers numériques de classe mondiale sur les marchés émergents », précise Guillaume Bonneton, banquier d’affaire chez GP Bullhound. L’étude montre que ces opportunités ont donné naissance à deux tendances spécifiques du marché. Tout d’abord, la Finance Alternative compte désormais plus de sociétés dont la valorisation se mesure en milliards de dollars, que tout autre secteur. Ensuite, l’Asie ressort comme étant le premier marché pour l’investissement et la croissance des fintechs.

Sur les 39 sociétés dont la valorisation mondiale est d’au moins 1 milliard de dollars, 16 sont des entreprises de finance alternative, dont 3 ont atteint cette valorisation en 2016. Parmi les principales tendances identifiées, l’étude évoque la maturation de la finance alternative sur les marchés occidentaux, ce qui risque de conduire à une période de consolidation, et la croissance explosive du secteur en Chine. La force et la taille de ce marché devraient continuer de croître. La valeur des prêts sur le marché mondial, élément clé de la finance alternative, devrait atteindre 286,3 milliards de dollars d’ici à 2020.

Pour la première fois, la Chine a dépassé les Etats-Unis et l’Europe par le rythme inégalé auquel elle produit des sociétés technologiques de 1 ou plusieurs milliards de dollars. La valeur combinée des fintechs chinoises valorisées au moins 1 milliard de dollars est de 112,3 milliards de dollars, soit plus du double de celles des Etats-Unis (50,6 milliards de dollars). Quatre nouveaux entrants chinois ont rejoint le classement mondial de la ligue des fintechs au cours des douze derniers mois, contre un seul entrant américain.

La levée de fonds de 4,5 milliards de dollars par Ant Financial en Chine a entraîné un glissement du centre de gravité de l’économie mondiale des fintechs des Etats-Unis vers l’Asie. La valeur combinée des sociétés asiatiques de plus de 1 milliard de dollars a atteint 189 milliards de dollars, soit une augmentation de 266% depuis 2014 – rythme d’accélération que les Etats-Unis et l’Europe tentent désespérément d’atteindre.

ITALIE

Un fonds sur deux en Italie est en architecture ouverte

Focus Risparmio, 04/05/2017

L’Italie affiche un niveau de distribution de fonds tiers parmi les plus élevés d’Europe, montre une étude d’Assogestioni citée dans le magazine italien Focus Risparmio dédié au Salone del Risparmio qui se tenait ces jours-ci à Milan. En prenant uniquement la distribution directe, le niveau d’architecture ouverte dans la Péninsule s’établit à 32 % en 2015. Cela signifie que, parmi les fonds vendus par les sociétés de gestion aux épargnants, un sur trois est géré par une autre société. Si l’on considère également les fonds de fonds, les gestions sous mandat et les assurances vie, le niveau d’architecture ouverte fait un bond énorme et monte à 48 %. Donc, entre distribution directe et indirecte, un fonds sur deux n’est pas « captif ».