Revue de presse internationale

Newsmanagers

SUISSE 

L’obligataire suisse : troisième place mondiale sur 117 ans

Le Temps, 20/03/2017

Sur longue période, la Suisse a brillé dans les obligations, rapporte le quotidien Le Temps. C’est l’instrument financier qui reflète le mieux la qualité de sa notation, du risque et de ses conditions cadres. La Suisse profite d’être le pays qui a connu le taux d’inflation le plus bas au monde sur cette période (2,2 %). Le marché obligataire suisse présente la troisième meilleure performance mondiale sur 117 ans avec un rendement annuel de 2,3 %, selon une analyse des performances réalisée par Credit Suisse sur 117 ans dans 23 pays. Ce taux doit être comparé au rendement du cash (0,8 %). L’étude ajoute que le franc s’est apprécié de 0,7 % par an en termes réels par rapport au dollar. Le rendement annuel des actions a été décevant au Japon (0,8 %) et en France (1,7 %), alors qu’il s’est élevé à 2,7 % aux Etats-Unis. Les pays industrialisés riches en ressources naturelles ont en général présenté une performance supérieure. Le meilleur choix en actions a été l’Afrique du Sud (+7,2 % par an). Le pire marché d’actions a été l’Autriche-Hongrie (+0,8 % par an). Vienne a par ailleurs été le deuxième plus mauvais marché obligataire (-3,7 % par an). Les guerres et une inflation annuelle moyenne de 12,6 % sont à l’origine de ce triste bilan.

Le rendement annuel réel en dollars de l’indice mondial des actions a atteint 5,1 % sur 117 ans. Ce taux dépasse largement celui des obligations (1,8 %) et du cash (0,8 %). L’analyse se fait en termes réels et non nominaux. En effet, un dollar en actions américaines en 1900 vaut 39.524 dollars aujourd’hui. Mais l’inflation a été forte. Les prix ont été multipliés par 28. Le rendement annuel nominal des actions américaines est de 9,5 % mais le rendement réel de 6,4 %.

MONDE

La Fed remet en selle le scénario de la grande rotation

Newsmanagers, 20/03/2017

Le relèvement d’un quart de point du taux de référence de la Réserve fédérale était attendu mais il a néanmoins suscité pour la première fois depuis longtemps une dynamique des flux qui pourrait déboucher sur un scénario de grande rotation des obligations vers les actions. La semaine au 15 mars s’est terminée pour les fonds obligataires sur les premières sorties nettes, certes modestes (0,1 milliard de dollars), des douze dernières semaines, relève l’étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste des flux dans le monde EPFR Global. Parallèlement, les fonds d’actions ont poursuivi la tendance des dernières semaines avec des entrées nettes de 14,5 milliards de dollars, dont près de 20 milliards de dollars dans les ETF et 5,1 milliards de dollars dans les fonds communs de placement. Depuis le début de l’année, la collecte des fonds d’actions se rapproche des 100 milliards de dollars (97 milliards exactement) alors que celle des fonds obligataires ressort à 79 milliards de dollars.

Les fonds d’actions américaines notamment ont enregistré une collecte nette de 12 milliards de dollars, la plus importante des treize dernières semaines. Les fonds d’actions japonaises ont encore attiré 1,2 milliard de dollars, affichant ainsi une dixième semaine consécutive de flux nets positifs. En revanche, les fonds dédiés aux actions émergentes ont subi 1 milliard de dollars de sorties nettes, les plus importantes de onze dernières semaines. Les fonds d’actions européennes ont pour leur part affiché des sorties limitées de 0,2 milliard de dollars. Les investisseurs ont bien accueilli les résultats des élections néerlandaises mais restent préoccupés par les incertitudes politiques en France et en Italie.

Sur le front obligataire, les fonds dédiés au haut rendement ont enregistré des sorties nettes de 5,7 milliards de dollars, les plus importantes depuis plus de deux ans. Cela dit, les autres catégories obligataires ont pratiquement toutes continué d’attirer des investisseurs dans le sillage des semaines précédentes. Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement (IG) ont ainsi attiré un peu plus de 3 milliards de dollars, enregistrant ainsi une douzième semaine consécutive de collecte nette. Les fonds d’obligations émergentes ont affiché une collecte nette de 0,7 milliard de dollars et les fonds de prêts bancaires ont engrangé 0,9 milliard de dollars.

MONDE

La collecte record sur les ETF suscite des craintes de bulle

Financial Times FM, 20/03/2017

La collecte record des ETF sur les deux premiers mois de l’année – de 131 milliards de dollars selon ETFGI – alimente les craintes d’une bulle sur les marchés d’actions, notamment aux Etats-Unis, rapporte le Financial Times Fund Management. Depuis l’élection de Donald Trump et ses promesses, les investisseurs se sont rués sur les actions américaines, notamment via les ETF.

CHINE

BNP Paribas IP nomme un responsable des ventes retail à Hong Kong

Asian Investor, 17/03/2017

BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP) a recruté Eric Ng au poste de responsable commercial et de la distribution auprès de la clientèle retail à Hong Kong, rapporte le site spécialisé Asian Investor. L’intéressé a officiellement pris ses fonctions le 22 février et il est rattaché à Mandy Lui, responsable de la distribution du pôle private wealth pour l’Asie du Nord. Eric Ng arrive en provenance d’Aberdeen Asset Management où il travaillait précédemment en tant que responsable du développement en Asie.

MONDE

L’industrie de la gestion doit inévitablement faire évoluer son modèle

Newsmanagers, 21/03/2017

Le secteur de la gestion d’actifs doit faire évoluer son modèle et sa façon de penser. Tel est en substance le message qu’a voulu passer Saker Nusseibeh, directeur général de Hermes Investment Management, à l’occasion de la conférence institutionnelle de Morningstar (Morningstar Institutional Conference) qui s’est tenue à Amsterdam les 16 et 17 mars. « Les marges nettes de l’industrie de la gestion d’actifs sont en moyenne à 35 % ou 45 %, voire à 50 %. Ces marges sont à 20 % dans le secteur des biotechnologies et de la technologie. Elles sont à 9 % dans l’énergie et à 4 % dans le secteur de l’automobile. Comment pouvons-nous avoir une activité qui fait 50 % de marges nettes et ne pas avoir des clients qui réclament davantage de notre part ? », a-t-il demandé à l’auditoire constitué de professionnels de la gestion d’actifs.

Selon Saker Nusseibeh, il n’est finalement pas surprenant que les régulateurs s’intéressent autant à une industrie qui génère des marges aussi juteuses. « Le changement est inévitable pour la gestion d’actifs, a-t-il asséné. Les clients sont de plus en plus mécontents, estimant que nos frais sont beaucoup trop élevés pour des fonds qui restent trop proches des indices et jugeant que nous ne sommes pas assez transparents sur les coûts. Nous devons nous demander pourquoi nous chargeons autant de frais à nos clients. Nous avons une industrie avec des marges élevées et nous ne réfléchissons pas assez aux rendements pour nos clients. »

Dans un tel contexte, le patron de Hermes IM estime qu’il est nécessaire « de parler davantage du long terme, du vrai long terme ». Or, « nous ne le faisons pas assez, déplore-t-il. Nous nous concentrons surtout sur le court terme. Nous devons donc parler du long terme et changer notre façon de penser et de servir les clients ». Saker Nusseibeh a toutefois souligné le rôle important de la gestion d’actifs, dont la vocation est « d’aider les gens à épargner et à préparer leur retraite ». « Investir ne consiste pas seulement à faire de l’argent, a-t-il cependant nuancé. Le premier objectif de l’industrie de la gestion devrait être d’investir dans la société dans laquelle nous vivons pour participer à sa croissance (...). »

EUROPE

La digitalisation peut contribuer à l’amélioration de la distribution des fonds en Europe

NewsManagers, 21/03/2017

L’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama) estime que la Commission européenne doit poursuivre ses efforts pour notamment renforcer le marché unique des fonds d’investissement. Dans sa réponse à la consultation de la Commission européenne sur l’examen à mi-parcours de l’Union des marchés de capitaux (CMU), l’association professionnelle relève que la distribution de services par le biais d’une seule plate-forme en ligne paneuropéenne suscite beaucoup d’intérêt chez les gestionnaires d’actifs mais se heurte à de nombreuses barrières à l’entrée, entre autres des règles de commercialisation différentes, des définitions et des régulations variables sur le conseil, des structures de tarification très diversifiées ou encore des exigences supplémentaires en matière d’enregistrement imposées par les dispositifs nationaux.

L’ Efama propose donc à la Commission d’envisager la création à long terme d’un « passeport digital », autrement dit une solution d’épargne unique, qui une fois validée par un fournisseur unique, permettrait au client d’ouvrir des comptes ou d’acheter d’autres services d’investissement, dont les produits Ucits, auprès de plusieurs fournisseurs, dans différents Etats membres, et de gérer individuellement son compte digital de façon consolidée. La digitalisation des solutions d’épargne devra nécessairement être revue pour qu’elle puisse convenir à la fois aux produits  pouvant être achetés en direct et à ceux nécessitant du conseil.

L’association évoque par ailleurs la problématique de la commercialisation et de la précommercialisation des produits, deux notions qui mériteraient d’être clarifiées par l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF/Esma) avant d’introduire de nouvelles exigences. Dans un premier temps, l’Esma pourrait dresser une carte de toutes les pratiques en matière de commercialisation, ce qui permettrait d’identifier les incohérences entre les différents régimes. L’AEMF pourrait alors promouvoir une plus grande coopération entre autorités nationales compétentes et développer des recommandations communes qui permettraient de bien clarifier ce que recouvrent les étapes de la commercialisation et de la pré-commercialisation.

L’Efama suggère en outre à l’AEMF et aux autorités de tutelle de créer un portail internet dédié qui regrouperait toutes les informations juridiques, fiscales et pratiques sur les régimes de commercialisation, y compris les frais réglementaires régulièrement mis à jour par les autorités compétentes, un guide harmonisé sur les régimes nationaux appliqués aux produits Ucits, AIF, Eltif et autres, là aussi régulièrement mis à jour, et enfin la tarification fiscale en vigueur dans les différents pays (...).