Revue de presse internationale 704

ETATS-UNIS

Un accord a été trouvé autour des biens des fils Madoff

The Wall Street Journal (wsj.com), 28/06/2017

Un accord a été trouvé afin que les possessions des deux fils décédés de Bernard Madoff, Mark et Andrew, rapportent 23 millions de dollars pour les victimes de leur père, rapporte le Wall Street Journal. Irving Picard va partager cette somme avec le département de la Justice.

ETATS-UNIS

Les fonds passifs toujours très recherchés aux Etats-Unis

Newsmanagers, 29/06/2017

Les fonds d’actions américaines gérés passivement ont enregistré au mois de mai une collecte nette de 13,1 milliards de dollars, contre 17,1 milliards de dollars le mois précédent, selon des données communiquées par Morningstar. Du côté de la gestion active en revanche, les fonds d’actions américaines ont affiché des sorties nettes de 16,2 milliards de dollars contre déjà 16,8 milliards en avril. Cela dit, les fonds obligataires ont été les plus demandés au mois de mai, avec une collecte de 36,9 milliards de dollars, devant les fonds d’actions internationales (35,7 milliards de dollars).

MONDE

34 % des sociétés de gestion veulent conquérir de nouveaux marchés

Newsmanagers, 28/06/2017

Interrogées sur les stratégies privilégiées sur les cinq prochaines années pour atteindre leurs objectifs de croissance, les sociétés de gestion répondent à 34 % par la conquête de nouveaux marchés, montre une étude de State Street « A new climate for growth : Cultivating asset intelligence to thrive ». Juste derrière, avec 29 %, les gestionnaires citent l’élargissement de la gamme de produits et des services. Enfin, à 26 %, l’agrandissement du réseau de vente et de distribution est avancé.

Par ailleurs, en matière numérique, les sociétés de gestion interrogées indiquent qu’elles vont en priorité recruter des experts de la cybersécurité (47 %), des managers de la transformation numérique (47 %), des experts de la science des données et de l’analyse des données (47 %) sur les douze prochains mois. Les programmateurs et développeurs de logiciels sont cités à hauteur de 31 % et les experts de la blockchain pour 9 % seulement.

MONDE

Le FSB se veut positif sur l’impact des robo-advisors

L’Agefi, 28/06/2017

Dans le cadre d’un rapport publié hier, repris par L’Agefi, le Conseil de stabilité financière (FSB) estime que le développement des fintechs va poser des risques croissants pour la stabilité financière mondiale et qu’il est important que les autorités nationales coopèrent davantage pour les appréhender. Appliqué aux robo-advisors, le diagnostic du FSB se révèle plutôt positif. Les auteurs du rapport notent ainsi leur potentiel important, estimé par Morgan Stanley entre 1.000 et 13.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion au niveau mondial d’ici à 2025. Ils soulignent qu’une « proposition de portefeuille créée par un robo-advisor se base sur des informations similaires à des conseils en investissement traditionnels  ». Les avantages des robo-advisors pour la stabilité financière ne sont pas négligeables, d’après le FSB. En introduisant de nouveaux acteurs au sein de l’industrie de la gestion d’actifs, ils pourraient potentiellement « faire progresser la diversification  », cela étant « contingent à la diversité des modèles employés ». Avec un coût allant «  grossièrement jusqu’à 50 % des frais de conseil traditionnels  », la pression que les robo-advisors mettent sur les coûts des gestionnaires d’actifs et de patrimoine pourrait « améliorer l’efficience du système financier pris dans son ensemble  ».

ROYAUME-UNI

Brexit : M&G va transférer au Luxembourg les actifs de quatre fonds britanniques

Newsmanagers, 27/06/2017

Le gestionnaire d’actifs britannique M&G Investments (M&G), filiale de l’assureur Prudential, a annoncé hier sa proposition de transférer les actifs de quatre fonds ouverts domiciliés au Royaume-Uni vers des fonds équivalents présents sur sa plate-forme luxembourgeoise d’ici à fin 2017. Cette proposition, qui doit encore obtenir l’autorisation préalable des actionnaires des fonds, « a pour but de protéger les intérêts de ses clients non domiciliés au Royaume-Uni alors que les négociations en vue de sa sortie de l’Union européenne sont en cours », indique la société de gestion dans un communiqué. La Commission de surveillance du secteur financier (CCSF), le régulateur luxembourgeois, et la Financial Conduct Authority (FCA), son homologue britannique, ont déjà donné leur accord, précise M&G.

Les quatre fonds concernés affichent des encours cumulés de 6,96 milliards d’euros à fin mai 2017 et sont distribués exclusivement à l’extérieur du Royaume-Uni. Il s’agit des fonds suivants : M&G Dynamic Allocation Fund (4,81 milliards d’euros d’actifs), M&G Income Allocation Fund (942,1 millions d’euros), M&G Prudent Allocation Fund (1,12 milliard) et, enfin, M&G European Inflation Linked Corporate Bond Fund (78,18 millions).

Par ailleurs, « en tant que Sicav domiciliée au Luxembourg, le M&G Prudent Allocation Fund sera rebaptisé M&G (Lux) Conservative Allocation Fund  », indique la société de gestion. Les quatre Sicav luxembourgeoises appliqueront des stratégies identiques à celles des fonds actuels domiciliés au Royaume-Uni et seront gérées par les mêmes équipes de gestion. « Une notification officielle de cette proposition sera adressée aux actionnaires des fonds début septembre, ajoute M&G. Si les actionnaires donnent leur accord, nous envisageons d’effectuer le transfert des actifs vers les nouveaux fonds luxembourgeois vers la fin du mois de novembre. »

ROYAUME-UNI

Les sociétés de gestion intensifient leur lobbying auprès de la FCA

Financial Times FM, 26/06/2017

Les acteurs de la gestion d’actifs ont rencontré Andrew Bailey à dix-huit reprises depuis qu’il est devenu le directeur général de la Financial Conduct Authority (FCA) en juillet dernier, rapporte le Financial Times Fund Management. L’Investment Association, l’Investment Company Institute et la New City Initiative font partie des associations professionnelles qui ont vu le régulateur ces sept derniers mois, alors que ce dernier va publier les résultats de son enquête sur le marché de l’investissement. BlackRock a aussi invité Andrew Bailey à déjeuner en septembre. Les rencontres des prédécesseurs d’Andrew Bailey avec les sociétés de gestion étaient plus rares.

ROYAUME-UNI

Les gestionnaires de fortune britanniques accusés de tromper les investisseurs

Financial Times (ft.com), 27/06/2017

Les gestionnaires de fortune britanniques sont accusés d’avoir délibérément trompé les investisseurs au sujet des frais et des attentes en matière de performance, rapporte le Financial Times. SCM Direct, la boutique d’investissement créée par Gina Miller et son mari Alan, a mené une étude sur les coûts et rendements attendus de 31 gestionnaires de fortune britanniques gérant ensemble 440 milliards de livres d’actifs. Gina Miller décrit la manière de publier les frais par la plupart des gestionnaires de fortune comme « choquante, totalement trompeuse et irréaliste ». Elle appelle le régulateur britannique, qui doit publier les résultats d’une enquête de deux ans sur le secteur de la gestion d’actifs mercredi, à appliquer le même niveau de surveillance sur le secteur de la gestion de fortune.

EUROPE

Le secteur luxembourgeois de la gestion se prépare à la concurrence asiatique

Financial Times (ft.com), 23/06/2017

Le Luxembourg est le deuxième principal domicile pour les fonds dans le monde, derrière les Etats-Unis, rappelle le Financial Times. Près de 4.000 milliards d’euros d’actifs sont basés dans le pays, selon l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement. Mais certains se demandent si la croissance rapide du secteur luxembourgeois de la gestion d’actifs peut continuer. Le pays fait face à une concurrence de plus en plus importante de la part des nations asiatiques. Le Brexit a aussi conduit à des questions pour savoir comment le secteur luxembourgeois des fonds va se développer et si le pays peut renforcer sa position. Charles Muller, partenaire chez KPMG dans le Grand-Duché, indique que le départ du Royaume-Uni de l’UE pourrait susciter une vague de protectionnisme à travers l’Europe ce qui pourrait menacer le secteur luxembourgeois des fonds.

MONDE

Les modèles d’allocation traditionnels devraient intégrer davantage d’alternatif

Newsmanagers, 26/06/2017

Les investisseurs devraient rejeter les modèles d’allocation traditionnels actions/obligations au profit de modèles attribuant des allocations beaucoup plus importantes aux gestions alternatives, selon un rapport sur les perspectives à long terme de l’investissement « Long-term Investment Outlook » que vient de publier l’équipe multi-actifs d’Aberdeen Asset Management. Les rendements des obligations souveraines vont probablement rester à des niveaux très bas au cours des dix prochaines années, soulignent les auteurs qui précisent que, dans un environnement de taux bas, il est peu probable que les gilts britanniques produisent un rendement très supérieur à 1 % par an. Parallèlement, les performances des actions seront probablement modestes par rapport au passé récent, tout particulièrement dans des marchés où les valorisations sont désormais tendues.

« Il y a encore des opportunités dans les actions : le cycle d’activité en Europe a désormais acquis une certaine dynamique et les marchés émergents sont encore relativement bon marché. Mais quelques-unes des meilleures opportunités se trouvent dans les actifs alternatifs. Nous estimons que la dette émergente en monnaies locales peut offrir des rendements de 6 %. Les gouvernements des pays émergents ont appris du passé et leurs économies sont désormais pilotées plus prudemment. Des rendements intéressants sont aussi envisageables du côté des des investissements dans les infrastructures, comme les routes, les hôpitaux et les fermes éoliennes  », commente Craig Mackenzie, stratégiste senior.

L’analyse conclut que les investisseurs multi-actifs devraient peut-être repenser la structuration de leur allocation. « Les actions et les obligations seront encore essentielles dans de nombreux portefeuilles. Mais l’environnement actuel n’est pas favorable aux modèles d’allocation traditionnels 60 % d’actions/40 % d’obligations. Pendant des décennies, les investisseurs ont associé actions et obligations souveraines pour constituer des portefeuilles diversifiés. Cela a très bien fonctionné lorsque les obligations d’Etat produisaient des rendements de 6 %, mais cela fonctionne très mal lorsque les rendements ne sont que de 1 %. Associer des actions à un ensemble d’actifs alternatifs produisant des rendements plus élevés devrait offrir de meilleurs résultats pour les investisseurs », selon Craig Mackenzie.