Revue de presse internationale 693

SUISSE

 DNCA veut se développer en Suisse

L’Agefi suisse, 27/01/2017

La société de gestion française DNCA Investments a désigné le marché helvétique comme l’un des axes importants de son développement à l’étranger, rapporte L’Agefi suisse. « Générer 10 % de la croissance totale en Suisse à l’horizon 2020, ce serait superbe », a indiqué à l’agence AWP le directeur général Eric Franc. Fin 2016, la boutique financière gérait une masse de quelque 500 millions de francs provenant de Suisse, sur des encours globaux de 19,8 milliards. La société parisienne ne possède pas d’antenne sur le territoire helvétique. Sa gamme de fonds est distribuée localement par Natixis Global Asset Management (NGAM), unité de gestion d’actifs de Natixis. Tant que ce partenariat donnera satisfaction, il ne sera pas remis en question. DNCA appartient depuis 18 mois au géant bancaire français. La volonté de devenir un « acteur pérenne » sur ce marché se concrétisera pas à pas, sans précipitation. Depuis la reprise par NGAM, la Suisse figure en bonne place parmi les priorités stratégiques du gestionnaire, bien que les activités aient connu un retard à l’allumage.

LIECHTENSTEIN

Une fintech s’invite au capital d’une banque privée

Newsmanagers, 25/01/201

Le monde à l’envers. Alors que de nombreuses banques rachètent assez régulièrement ces derniers temps des sociétés spécialisées dans les technologies financières, c’est l’inverse qui vient de se produire. La fintech Net 1 UEPS Technologies, cotée au Nasdaq, a pris une participation de 30 % au capital de la banque privée Bank Frick & Co, basée au Lichtenstein.

Net 1 est un fournisseur de solutions pour le traitement des transactions, les paiements mobiles et les transactions en ligne. Cette participation capitalistique va renforcer un partenariat déjà existant entre les deux établissements qui souhaitent ainsi accélérer le développement des activités de la banque dans la gestion de fortune, les services de paiement et l’immobilier.

ALLEMAGNE

 Deutsche Bank pourrait coter sa filiale de gestion

Reuters, 25/01/2017

Cherchant des solutions pour renforcer ses fonds propres alors qu’elle doit payer une amende de 7,2 milliards de dollars aux Etats-Unis, Deutsche Bank prévoit de coter en Bourse sa filiale de gestion. Selon l’agence Reuters, la banque réfléchit à une immatriculation de sa filiale au Luxembourg avant de mettre en Bourse une partie de son capital dans le cadre de sa réorganisation stratégique en cours. « La réflexion est encore à un stade préliminaire, ont précisé ces sources

Cette filiale gérait 715 milliards d’euros d’actifs à la fin septembre 2016. Le Handelsblatt écrit pour sa part que Deutsche Bank valorise cette entité 6 milliards au moins et qu’elle pourrait céder une participation d’au moins 25 %. John Cryan, le président du directoire, a déclaré la semaine dernière lors du Forum économique mondial de Davos que la gestion d’actifs restait une activité « absolument stratégique » pour la banque. 

ETATS-UNIS

 Larry Fink invite les entreprises à penser davantage sur le long terme

Newsmanagers, 25/01/2017

Priorité à l’approche de long terme. Tel est le message central de Laurence D. Fink, PDG de BlackRock, adressé cette année aux dirigeants des entreprises du S&P 500 dans le cadre de sa lettre sur le gouvernement d’entreprise. Après avoir l’an dernier invité les entreprises à communiquer aux actionnaires leur stratégie pour la création de valeur sur le long terme, Larry Fink enfonce le clou en insistant sur l’importance de cette approche. « Les entreprises ont commencé à consacrer une plus grande attention à ces problématiques de soutenabilité sur le long terme mais, malgré des engagements rhétoriques de plus en plus présents, elles ont continué à s’engager dans des opérations de rachats d’actions à un rythme effréné. Sur les douze mois se terminant au troisième trimestre 2016, la valeur des dividendes et rachats d’actions des entreprises du S&P 500 a dépassé les bénéfices d’exploitation de ces entreprises », relève Larry Fink.

Le secteur privé ne peut seul modifier cette domination du court-termisme. Il serait souhaitable que la nouvelle administration américaine soutienne l’investissement de long terme avec une fiscalité adaptée qui récompense l’engagement à long terme, un programme d’investissement dans les infrastructures ainsi qu’un renforcement des systèmes de retraite. Larry Fink insiste notamment sur la nécessité d’aider les futurs retraités à mieux cerner les enjeux des évolutions actuelles avec l’importance croissante des régimes à contributions définies et affirme que le secteur de la gestion d’actifs n’a pas été jusqu’ici à la hauteur de ces problématiques nouvelles.