Revue de presse internationale

États-Unis

Credit Suisse reconnaît avoir fraudé outre-Atlantique

AFP, 26/02/2014

Le groupe Credit Suisse a reconnu le 26 février que des employés avaient aidé la fraude fiscale aux Etats-Unis, selon un document publié pour l’audition de son patron Brady Dougan devant le Sénat américain, rapporte l’AFP. Credit Suisse reconnaît qu’un petit groupe de banquiers privés basés en Suisse ont eu un mauvais comportement, indique la banque dans ce document, en ajoutant que la hiérarchie n’était pas au courant de ces agissements.

Selon le discours que le patron de la banque Brady Dougan a prononcé le 26 février devant une commission d’enquête du Sénat américain, la banque a lancé une enquête interne dès qu’elle a eu connaissance de certains agissement vis-à-vis de la clientèle américaine.

Cette enquête a été menée par des cabinets juridiques américains et suisse, qui ont consulté plus de 10 millions de documents et mené plus de 100 interviews. L’enquête a montré qu’un petit groupe de banquiers privés, travaillant sur un desk centré sur de gros comptes détenus par des résidents américains, avait eu un comportement incorrect. La banque regrette profondément ces agissements, indique le document du Credit Suisse. Aucune preuve montrant que la direction exécutive de la banque était au courant de ces problèmes n’a été trouvée par cette enquête interne, a ajouté le Credit Suisse. La banque indique avoir des règlements très stricts qui empêchent des employés basés en Suisse d’aller prospecter aux Etats-Unis. Certains banquiers privés ont cependant violé ces règles, écrit la banque.

La banque conclut en indiquant qu’elle prenait très au sérieux toutes les questions relatives à la conformité fiscale aux Etats-Unis.

 

Turquie

Un relais de croissance pour les gestions de fortune

Newsmanagers, 20/02/2014

Les grandes familles entrepreneuriales turques s’intéressent de plus en plus à la planification de leurs stratégies de gestion de fortune pour leurs descendants, selon une enquête réalisée par Campden Wealth en partenariat avec UBS. L’enquête montre que la gestion de fortune reste encore très largement une affaire de famille chez les entrepreneurs turcs. La moitié de l’échantillon interrogé (une trentaine de familles fortunées à l’été et à l’automne 2013) indiquent avoir plus de 75 % de leur fortune investie dans leur activité, le reliquat étant investi dans l’immobilier et dans l’obligataire en catégorie d’investissement.

Les jeunes générations semblent beaucoup plus intéressées par une approche plus sophistiquée de la gestion de leur fortune.

 

Monde

Le CFA Institute appelle à plus de transparence

Newsmanagers, 19/02/2014

Une nouvelle étude du CFA Institute  (Restricting Sales Inducements : Perspectives on the Availability and Quality of Financial Advice for Individual Investors) portant sur les conséquences d’une interdiction des commissions et rétrocessions reçues par les conseillers financiers qui vendent des produits dans les principaux marchés financiers internationaux met en avant la nécessité d’une plus grande transparence vis-à-vis des investisseurs. Fournir des informations complètes et comparables sur les commissions et les conflits d’intérêts permettrait aux investisseurs de prendre des décisions plus éclairées et contribuerait à restaurer la confiance accordée aux conseillers.

Il ressort notamment que, selon 70 % des personnes interrogées, le caractère inadapté des structures de rémunération des distributeurs, biaisées en faveur du volume des ventes ou de produits spécifiques, représente la principale cause de ventes abusives.Les trois solutions les plus populaires pour lutter contre les ventes abusives et qui n’impliquent pas une interdiction des commissions et rétrocessions sont les suivantes :

1. Introduire des normes précises de présentation des frais aux investisseurs ;

2. Revoir les structures des commissions pour supprimer celles qui sont liées au volume des ventes (les commissions progressives) ;

3. Établir des taux de commissionnement uniformes (en pourcentage des frais de gestion) pour tous les produits d’une même catégorie.

Par ailleurs, sur les marchés où la décision d’interdire les commissions et rétrocessions a été prise, on craint qu’une telle action ne polarise le monde des investisseurs avec d’un côté ceux qui peuvent se permettre de payer pour obtenir des conseils et de l’autre, tous ceux qui ne le peuvent pas ou qui ne sont pas prêts à s’offrir un tel service.

Fichiers: