Forum Gestion Privée / Edition informatique

Répondre aux enjeux de la réglementation

Capital Banking Solutions développe une gamme d’outils destinée aux banques privées, aux assureurs et aux conseils patrimoniaux
Impératifs attenant à la réglementation internationale et gestion commerciale constituent les axes de croissance de l’éditeur
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Pour les acteurs concernés par le contrôle d’un régulateur, une intervention de ce type est souvent l’occasion d’éprouver les outils de gestion des risques, dont l’architecture informatique.

Antiblanchiment.

Par exemple, c’est lorsque l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) s’est intéressée à Skandia Life que l’assureur Apicil, nouvel acquéreur de la structure, a décidé de changer la solution dédiée à la lutte contre le blanchiment et au financement du terrorisme (LCB-FT) (L’Agefi Actifs, n°686, p. 18). L’éditeur Capital Banking Solutions a alors été mis à contribution : « Les établissements financiers ont développé leur propre système informatique ou s’appuient sur des fonctions simplifiées fournies par leur core banking (système bancaire de base, ndlr) et il faut souvent attendre une intervention extérieure, d’un superviseur par exemple, pour en révéler les failles », confirme Christophe Brisson, directeur général adjoint Europe.

Normes internationales.

A côté du dispositif LCB-FT, l’accompagnement de la mise en œuvre des réglementations avec le Foreign account tax compliance act  (Fatca) ou le Common Reporting Standard (CRS) représente un important axe de développement pour Capital Banking Solutions. Fatca impose aux établissements financiers de transmettre de manière automatique aux Etats-Unis des informations sur les revenus et les actifs de leurs contribuables, et CRS constitue une réponse internationale à cette norme américaine, développée par l’OCDE. Avec ce procédé, chaque banque déclare les comptes ouverts par des résidents étrangers. « Cette réglementation s’applique notamment en Suisse où nous travaillons de plus en plus avec des sociétés de gestion. Cette initiative y représente une opportunité pour nous dans la mesure où les règles de confidentialité réduisaient la capacité d’effectuer des contrôles. Aujourd’hui, les marchés français et européens sont assez matures sur la thématique LCB-FT. Dans le même temps, les zones de l’Asie et du Moyen-Orient, où les établissements financiers intègrent également les impératifs réglementaires Fatca et CRS, présentent plus d’opportunités commerciales », détaille Christophe Brisson.

Gestion privée.

A côté des solutions de core banking à destination des structures de taille intermédiaire, l’éditeur développe également des outils de gestion de portefeuille et de gestion de la relation client (GRC) – également désigné customer relationship management (CRM). A destination des conseillers, la société a mis au point Capital External Advisor, une solution de gestion des réseaux de distribution. « La banque ou la compagnie d’assurances qui utilise cette solution a la capacité de promouvoir ses produits sur cette plate-forme. De leur côté, les conseillers peuvent visualiser les avoirs, trier et sélectionner les supports d’investissement par exemple. Ils sont également en mesure d’ouvrir un site internet auquel le client final aura accès, explique Christophe Brisson. Société Générale Private Bank vient de retenir la solution Capital External Advisor pour sa plate-forme CGPI. Elle rejoint Allianz et SwissLife qui l’utilisent également. »

MIF II.

Capital External Advisor est une plate-forme en ligne qui utilise, avec une interface simplifiée, des fonctionnalités de Capital Private, une autre solution dédiée à la gestion privée. Pour tenir compte de l’impératif réglementaire MIF II, Capital Banking Solutions a notamment fait évoluer cet outil front office « pour être capable d’analyser et de scorer tous les actifs détenus dans un portefeuille et définir une note de risque globale du portefeuille ou du client », complète le dirigeant. Cette solution est présentée comme permettant au gestionnaire de travailler de façon transversale sur la base de profils de clientèle ou de portefeuilles modèles et, entre autres, de calculer et d’analyser la performance sous plusieurs angles et au niveau de chaque ligne. Pour conforter sa démarche commerciale, la structure s’appuie sur 200 collaborateurs dans le monde, dont 50 sont basés à Paris et 30 à Monaco. L’équipe de développement qui est installée dans la principauté a la charge des solutions dédiées au front-office. Les activités propres au core banking sont gérées depuis Beyrouth.