EXPATRIATION

Petercam développe le conseil aux particuliers souhaitant quitter la France

A quelques semaines de l’élection présidentielle, le service créé par la société de Bourse belge pourrait connaître un regain d’intéret.

Confrontée en 2008 aux difficultés du marché financier, Petercam a, sous l’impulsion d’un nouvel associé, Axel Miller, décidé de se restructurer et de développer de nouveaux métiers en 2008, en dehors de son activité traditionnelle de gestion d’actifs (lire l’encadré). Dans ce cadre, Bertrand Marot, anciennement notaire à Lille, a été chargé de mettre en place un service dédié à l’accompagnement des Français dans leur délocalisation, baptisé « Le comptoir français ».

Une expertise...

« L’idée est d’associer le conseil patrimonial à la gestion financière pour répondre aux besoins des familles françaises qui vivent dans un contexte international », explique Bertrand Marot, administrateur du groupe Petercam et directeur du métier banque privée pour « Le comptoir français ». Une équipe de trois banquiers privés et de deux ingénieurs patrimoniaux est dédiée à ce pôle, sans compter les gestionnaires de fonds du groupe.

L’expertise délivrée s’effectue en deux temps. « Le comptoir français » regarde tout d’abord s’il n’est pas possible d’améliorer la situation du client en France au travers des différents outils existants. Ensuite, Petercam simule le départ de l’intéressé en Belgique, au Luxembourg, au Royaume-Uni et en Suisse. « Nous disposons de logiciels de simulation pour chaque pays, ce qui nous permet de réaliser ces études comparatives », précise Bertrand Marot. Ce travail est facturé 5.000 à 20.000 euros en fonction de la complexité du patrimoine, une remise étant effectuée lorsque l’intéressé devient client de la société pour sa gestion privée.

… en développement.

Le développement de la clientèle s’effectue principalement grâce à un réseau d’apporteurs d’affaires : des notaires et des conseils en gestion de patrimoine en tout premier lieu, mais aussi des experts-comptables, des avocats et certaines structures de fusions-acquisitions. Il y en aurait une soixantaine au total. En l’absence d’implantations en France, Petercam compte beaucoup sur ce réseau pour faire connaître ses compétences en la matière. A ce jour, « Le comptoir français » compterait une centaine de clients. Le groupe n’a pas souhaité communiquer sur le montant des encours correspondants.