Robo advisor

Nouveaux services pour hauts patrimoines

Yomoni vient de lancer Yomoni Society, une nouvelle offre destinée aux épargnants aux besoins les plus complexes
Les particuliers et entreprises qui souscriront ce service pourront faire appel à un consultant patrimonial dédié
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Dans les mutations qui touchent aujourd’hui le secteur de la gestion privée, les robo advisor comptent bien se faire une place de choix. Alors que certaines banques privées rehaussent leurs seuils d’entrée, laissant à d’autres structures leurs portefeuilles de clients les moins aisés, les  fintech peuvent s’adresser au plus grand nombre.

Complexité. Mais les gérants privés ne doivent pas négliger les segments supérieurs. Et la tâche n’est pas aisée car les freins sont nombreux pour convaincre ces investisseurs, plutôt habitués jusqu’alors aux services des banques privées, de confier leur patrimoine à ce qu’ils considèrent parfois comme des simples machines. C’est donc pour répondre aux besoins de ses clients les plus fotunés déjà présents sur la plate-forme, et en capter d’autres, que Yomoni, un des précurseurs sur le métier des robo advisor en France, a décidé de lancer un nouveau service, Yomoni Society, destiné, selon le gestionnaire, à « répondre aux besoins les plus complexes des épargnants », et ce sans augmenter les frais, toujours  fixés à 1,6 %.

Sur-mesure. Cette nouvelle offre s’adresse aux épargnants disposant de plus de 250.000 euros, particuliers ou entreprises. Il propose un service sur-mesure qui « identifie et distingue les différents profils de ses clients afin de mieux répondre à leurs attentes et de les accompagner dans la poursuite de leurs objectifs », explique le gérant. Ce programme permet de faire le diagnostic de la situation financière du patrimoine déjà investi par le client « à la manière d’un bilan d’entreprise », assure Yomoni, y déceler les points d’amélioration, et mettre en place un plan d’action. À noter que si celui-ci peut comprendre des allocations élaborées par Yomoni, la société propose aussi, dans ce cadre, de mettre en contact ses clients avec des spécialistes externes (fiscalistes, avocats, experts-comptables...). « Nous n’avons aucun contrat d’apporteur d’affaires avec les spécialistes que nous pouvons recommander aux clients. Nous les sélectionnons uniquement parce que nous estimons que ce sont les meilleurs dans leur domaine. Libre ensuite au client de faire appel à eux ou de passer par leurs propres partenaires », explique Sébastien d’Ornano, président exécutif de Yomoni.

Non coté et personnes morales. Yomoni Society permet aussi aux entrepreneurs et business angels d’intégrer leurs titres non cotés dans leur compte titre ou PEA, et de mettre en place un mandat de gestion sur mesure sur la partie plus liquide de leurs avoirs. « Sur la partie cotée, nous offrons à ces clients une allocation d’actifs en ETF et nous nous occupons des tâches administratives sur la partie non cotée », précise Sébastien d’Ornano. Enfin, autre nouveauté pour le gestionnaire, Yomoni Society est aussi disponible aux personnes morales par ouverture de compte simplifiée pour les holdings personnelles.

Consultant. Si dès son origine la société proposait à ses clients de pouvoir entrer en contact avec des conseillers, elle a dû, pour pouvoir proposer ces nouveaux services, recruter des conseillers dédiés –pour l’heure ils sont deux –, ayant un profil de banquier privé. « Pour le service traditionnel de Yomoni, un conseiller peut intervenir à la demande du client au cas par cas. Aujourd’hui, avec Yomoni Society, nous organisons des rendez- vous avec nos clients pour entrer dans le détail de leur situation patrimoniale globale », explique Sébastien d’Ornano. Preuve, s’il en fallait, qu’à partir d’un certain niveau de fortune, difficile de se passer d’un conseil humain personnalisé. Yomoni l’a bien compris et n’hésitera pas à recruter d’autres conseillers lorsque le service se développera. « Aujourd’hui, 20 % de nos clients ont un patrimoine financier de plus de 250.000 euros et parfois des besoins spécifiques, voire complexes », constate Sébastien d’Ornano. À Yomoni maintenant de convaincre ces clients de placer une partie plus importante de leur patrimoine sur la plate-forme.