Rencontres annuelles professionnelles

Les thèmes clés à débattre

Les grands sujets retenus par les associations traduisent les préoccupations de la profession
La réglementation et l’avenir des CGP restent le fil conducteur de ces manifestations
DR, David charlet, président, Anacofi, et Benoist Lombard, président, CNCGP

En l’espace de quinze jours ce mois de mars, les associations de conseillers en gestion de patrimoine – dont les plus importantes – auront organisé leur grand-messe annuelle.

Réglementation.

Cette année, la réglementation occupera une nouvelle fois le devant de la scène. Sur le thème des évolutions passées et à venir des métiers concernés, et de leur écosystème, l’Association nationale des conseils financiers (Anacofi), présidée par David Charlet, organise deux tables rondes dont l’une d’entre elles s’est donné un axe pour le moins explicite. Il s’agira d’aborder les problématiques liées à l’adaptation des métiers du conseil et de l’intermédiation aux évolutions réglementaires. Mais pour importante qu’elle soit, la réglementation ne constituant pas le seul défi des CGP (conseiller en gestion de patrimoine), au cours de cette même table ronde, il sera également question du rôle du conseiller alors que les évolutions technologiques creusent leur sillon et tendent à modifier l’environnement.

En traitant, lors de son Congrès des 20 et 21 mars prochains, de « l’évolution de l’activité des CIF (conseiller en investissements financiers) et des CGP au travers des enjeux et des opportunités », la Chambre nationale des conseils en gestion de patrimoine (CNCGP) présidée, par Benoist Lombard, ratisse large dans sa première table ronde. Cependant, la réglementation y sera également omniprésente, le sujet étant abordé par Xavier Parrain, secrétaire général adjoint en charge de la direction de la gestion d’actifs de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Au cours de ses 5es Assises de la gestion de patrimoine et du conseil aux entreprises, la Chambre nationale des conseillers en investissements financiers (CNCIF), présidée par Stéphane Fantuz, traitera aussi de la réglementation, avec un prisme sur la vente du conseil. Non sans préciser que les honoraires seront « une quote-part sans cesse grandissante du chiffre d’affaires ». Dans ce cadre, « pour tous », indique l’association, « le perfectionnement des techniques de vente et de production du conseil est un impératif  ».

Pour sa part, dans sa seconde table ronde en présence d’Eric Pinon, vice-président de l’Association française de la gestion financière (AFG), la CNCGP abordera la question du renforcement des relations entre les sociétés de gestion et les CGP au travers de leurs objectifs et des moyens dont ils disposent.

Evolution.

Le constat d’une mutation n’a pas non plus échappé à l’Anacofi qui, dans une autre table ronde, compte aborder les évolutions de l’écosystème des CGP ces cinq dernières années tout en se projetant dans les cinq prochaines dans un contexte en forte évolution. Sur le plan politique notamment, ou géopolitique à la suite d’événements tels que le Brexit.

Cette année, les sujets des associations restent donc classiques mais bien dans l’air du temps et en fin de compte, ils répondent parfaitement aux attentes des membres. Une mention spéciale cependant à la deuxième table ronde de la CNCIF qui entend rebondir sur l’actualité du 8 mars, date de la manifestation. Ce jour coïncidant avec la Journée de la femme, le second débat est consacré à la place des femmes au sein des professions financières.

Enfin, dans un autre genre, cette année est également l’occasion pour certains responsables d’associations de redéfinir leur pré carré. Outre le cas de Jean-Pierre Rondeau au sein de La Compagnie des CGPI (lire l’encadré), David Charlet, dans une récente lettre adressée à ses membres, a indiqué qu’il s’apprête à quitter la présidence de l’Anacofi-CIF et qu’il ne garderait plus désormais qu’une année encore les rênes de de l’Anacofi Assurances « afin de terminer le travail de mise en place ». En revanche, le responsable sollicitera bien un nouveau mandat à la présidence de l’association au niveau confédéral.