Formation professionnelle

Les organismes de formation préparent la rentrée 2017

Le Master 2 de Paris-Est Créteil fait le pari de la digitalisation pour sa formation continue
La certification professionnelle de la CGPC est officiellement reconnue
DR, Raymond Leban, président, CGPC

Les formations en gestion de patrimoine poursuivent leur mue. Ainsi, l’université de Créteil s’engage sur la voie du numérique et la société Fidroit crée un nouveau diplôme universitaire. De son côté, la certification professionnelle délivrée par l’Association française des conseils en gestion de patrimoine certifiés (CGPC) obtient la reconnaissance du ministère.

E-learning.

Dès septembre 2017, le master 2 Gestion de patrimoine de l’université de Paris-Est Créteil va transférer une partie de ses contenus sur une plate-forme d’e-learning. La digitalisation des enseignements ne concerne que la formation continue. Arnaud Thauvron, directeur du master, a souhaité par cet aménagement « répondre à une demande de pédagogie mixte de plus en plus importante des professionnels en reprise d’études ». La digitalisation a l’avantage de réduire le temps de présence en cours et facilite la poursuite de l’activité professionnelle des apprenants. A cet effet, un tiers du programme, soit 120 heures de cours, seront mis à la disposition des étudiants via une interface dématérialisée.

Personnalisation de l’apprentissage.

En complément des cours, les étudiants disposeront également d’un contenu vidéo et de questionnaires à choix multiples (QCM) leur permettant de s’exercer et de cerner leurs difficultés. « La technologie utilisée repose sur des algorithmes d’apprentissage adaptatifs, qui permettent d’optimiser l’acquisition des connaissances en se focalisant sur les lacunes spécifiques à chaque apprenant  », précise Arnaud Thauvron. Le temps de présence des étudiants est optimisé et concentré sur les enseignements pratiques et les mises en situation. Cette modernisation semble d’autant plus nécessaire pour attirer les professionnels désireux de se former que certains acteurs privés, à l’image de la société Fidroit, développent des diplômes concurrents.

Nouveau diplôme.

A l’occasion du 20e colloque Fidroit le 27 juin dernier, Olivier Rozenfeld, son président, a en effet annoncé l’élaboration d’un diplôme universitaire de conseiller en organisation patrimoniale. Information qu’il a confirmée lors d’un entretien à L’Agefi Actifs (voir la vidéo du 6 juillet 2017 « Fidroit veut promouvoir la marque CGP »). L’ouverture du diplôme est prévue pour le 1er janvier 2018 et la formation sera a priori dispensée sur Paris. Interrogé sur sa stratégie de développement, Olivier Rozenfeld précise que « Fidroit se contente d’apporter une offre complémentaire et qu’il n’ambitionne pas de concurrencer les diplômes déjà existants  ».

Certification professionnelle.

Il n’y a cependant pas que les masters universitaires qui offrent un niveau Bac+5, comme en témoigne la récente inscription au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) du titre de conseil en gestion de patrimoine délivré par la CGPC. Grâce à ce recensement auprès du RNCP, la certification de la CGPC est officiellement reconnue par le ministère de la Formation professionnelle comme un titre de niveau 1 équivalent au grade universitaire de master (Bac+5). Raymond Leban, président de la CGPC, indique que « la certification de la CGPC jouit désormais d’une reconnaissance académique nationale et internationale ». Ainsi, les professionnels qui réussiront les épreuves de la certification CGPC obtiendront simultanément le titre de conseiller en gestion de patrimoine inscrit au RNCP.

Reconnaissance.

Le titre délivré par la CGPC atteste des compétences et de la déontologie des conseillers qui, pour être certifiés, sont soumis à un examen théorique et pratique. Il permet de développer des standards de compétences techniques et éthiques « pour susciter la confiance du consommateur-épargnant dont les besoins sont au centre du processus de conseil », souligne Raymond Leban. Pour conserver le bénéfice de sa certification, le professionnel a l’obligation d’actualiser ses connaissances en suivant un minimum de 60 heures de formation sur deux ans. « Cette certification peut d’ailleurs être prolongée par la norme ISO 22.222, dont les conditions d’obtention sont très proches de celles que nous exigeons de nos certifiés », précise le président de la CGPC.