Allocation d’actifs

Les conseils patrimoniaux relancent les automates

A l’heure du basculement des fonds en euros vers les unités de compte, les compagnies d’assurances entendent tirer profit des robo-advisors.
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Qui aurait pu penser qu’il reviendrait aux conseillers en patrimoine, en réseaux ou hors réseaux, de rendre de son attrait au modèle de l’allocation d’actifs automatisée ? En effet, sans carburant, à savoir un afflux de collecte de la part des épargnants, plus d’un robo-advisor, ces nouveaux acteurs de la fintech nouvellement lancés, ont bien failli connaître la panne sèche. En cause, des barrières inhérentes au marché français tenant à la position hégémonique de l’assurance vie ou à la frilosité des épargnants pour les solutions en ligne en raison notamment de connaissances financières plus que superficielles. Rien de surprenant, dès lors, que les partenariats annoncés hier (L’Agefi actifs, n°672, p.1) se matérialisent aujourd’hui.

Dans un avenir proche, des compagnies d’assurances très bien implantées dans le paysage de la gestion d’épargne, à l’image d’Allianz ou des filiales du Crédit Agricole, communiqueront plus largement sur l’intégration des solutions proposées par certaines de ces start-up. Côté Generali, on annonce avec « imminence » le lancement de pas moins de quatre nouveaux partenariats avec des robo-advisors différents en plus des rapprochements déjà effectués.