Aprédia / Livre Blanc 2014

Les CGPI peinent à faire émerger des méthodes et pratiques nouvelles de développement

Malgré une crise économique qui n’a fait que se prolonger voire s’approfondir, 2013 a quand même réservé aux professionnels de la gestion de patrimoine quelques éléments de satisfaction avec l’embellie des marchés financiers et l’intérêt de plus en plus marqué de tous pour la protection sociale estime la société d’étude Apredia

Comme chaque année, la société d’études Aprédia présente son Livre Blanc des cabinets de conseils en gestion de patrimoine indépendants (CGPI). Voici quelques éléments pour ce nouvel exercice.

Une communauté en légère augmentation.  A fin 2013, Aprédia recense 3.014 cabinets de CGPI contre 2.841 à fin 2012. Il s’agit pour l’essentiel de structures déjà créées, parfois depuis de nombreuses années, et qui ont étendu leurs activités. Ainsi, les cabinets créés ex nihilo en 2013 représentent 1,2 % de l’ensemble des cabinets (en régression par rapport à 2012, année au cours de laquelle 2,9 % de nouvelles structures ont été enregistrées). La part des CGPI qui possèdent plusieurs bureaux a très légèrement augmenté en 2013 pour atteindre 16,7 %. Dans 80,4% des cas, les cabinets n’ont qu’un seul bureau supplémentaire.

Une dimension artisanale confirmée. Malgré une baisse légère continue depuis plusieurs années, la forme juridique SARL/SNC est privilégiée. Elle concerne encore en 2013, 64 % des cabinets (65,5 % en 2012). L’année 2013 voit un nouveau renforcement des SA et SAS, dont la part progresse pour atteindre près de 13 % des effectifs des cabinets (12 % en 2012).

L’effectif moyen (dirigeant inclus) des cabinets est de 1,5 personne pour les entreprises individuelles, 2,6 personnes pour les SARL/SNC et 4,4 personnes pour les SA/SAS.

En 2013, la baisse du nombre de conseillers a été plus sensible sur les activités de conseil en immobilier et en santé-prévoyance. C’est presque un demi-conseiller en moyenne par cabinet qui a été désinvesti de la promotion de chacune de ces deux activités, relève Aprédia.

Répartition du chiffre d'affaires. La ventilation du chiffre d’affaires de l’ensemble de la profession reste stable. Dans les grandes masses, le poids de chaque activité reste identique et cela depuis de nombreuses années. Le chiffre d’affaires de la profession s’établit de la façon suivante : stratégie patrimoniale 14 % ; conseil en investissement 57 % ; conseil en vente immobilière 18 % ; santé – prévoyance 5 % ; autres activités 6 %.

A retenir aussi : les CGPI semblent se renforcer légèrement sur la clientèle d’entreprises en 2013 (+ 3 %), mais leur part reste faible au regard des autres cibles couvertes (8 % seulement).

En 2013, un peu plus d’un quart des CGPI (28,1 %) déclarent avoir menés des actions commerciales. En 2012, ils étaient 28,5 %. Il reste difficile pour les petites structures que sont les CGPI de combiner une activité de conseil absorbante, un administratif chronophage à une politique commerciale offensive qui elle aussi exige temps et savoir-faire pour être efficace. La solution reste à trouver, met en avant Aprédia.

Groupements.  La part des CGPI qui indiquent appartenir à un groupement évolue peu. Ainsi fin 2013, 24,6% des Indépendants disent appartenir à un groupement plus ou moins structuré. Ils étaient 23 % en 2012 et 24 % en 2011.

Informatique et internet. En 2013, 7 cabinets indépendants sur 10 ont un site internet (70,3 %). 45% des cabinets déclarent utiliser des agrégateurs. L’outil O2S d’Harvest reste en première position suivi de Prisme (Manymore).

Concernant les logiciels les plus utilisés, el classement reste inchangé avec dans l’ordre : Big Expert (Harvest), Systela (FVI), Top Invest (Id Soft) et Capital Explorer (AMC).

Les préoccupations pour 2014. Les CGPI sont d’abord inquiets sur l’évolution de la réglementation sur la rémunération, la gestion administrative, l’évolution fiscale et sur leur capacité à convaincre les clients d’investir.

Les conseillers pensent privilégier l’assurance vie en unités de compte, l’assurance vie en euros, l’immobilier et enfin la retraite et la prévoyance.

Aprédia référence 3.014 cabinets indépendants. Son étude quantitative est  complétée par une enquête approfondie menée auprès des dirigeants d'un échantillon de plus 100 cabinets représentatifs de la diversité des activités, des structures et des implantations de la profession.