Le régime de retraite des agents généraux d'assurance dans la balance

Plusieurs assureurs veulent réduire de moitié leur participation au financement du régime. Un désengagement incompréhensible pour les syndicats d'agents.
(Pixabay)

Des discussions âpres s'engagent. Les représentants des agents généraux d'assurance et ceux des assureurs se rencontrent ce vendrdi 11 juin pour discuter retraites. Les 12.000 commerciaux indépendants redoutent en effet que leurs cotisations s'envolent, voire que leur régime disparaisse.

Une disparition programmée ? 

Plusieurs assureurs, dont Axa, Generali, Allianz ou encore Aviva, entendent réduire de moitié leur participation au financement du régime pour les deux prochaines années. Avant une disparition pure et simple, craignent les syndicats : Selon la Fédération des syndicats d'agents généraux (Agéa), la Fédération française de l'assurance (FFA) aurait annoncé sa volonté de ne plus contribuer au financement. Pour compenser, la contribution supplémentaire des agents augmenterait de plus de la moitié de leur cotisation actuelle (+ 58%, soit 13.056 euros pour un jeune agent). Ils pourraient, alternativement, accepter une baisse de leurs droits à la retraite de 33%. Un agent dont la carrière a été supérieure à 20 ans verrait sa pension fondre de 1.446 euros à 968 euros. 

De leur côté, les assureurs estiment que la caisse de retraite a un niveau de réserves historiquement élevé qui pourrait être mis à contribution. « Si les agents généraux basculent dans un régime universel de retraite, à qui auront servi les réserves accumulées ? », a indiqué un porte-parole aux Echos

Depuis 1952, les compagnies d'assurance participent, de manière significative, au financement du régime : 89 millions d'euros pour l'année 2019, soit 36% des ressources annuelles de la caisse de retraite des agents (Cavamac). « Ce financement consubstantiel à ce dernier découle de l’interdépendance économique entre un agent et sa compagnie mandante : la compagnie désigne chaque agent d’assurance et détermine partiellement, via sa politique tarifaire et commerciale, le chiffre d’affaires de l’agent », justifie l'Agéa dans un communiqué.