Le coût du risque s'envole dans les banques européennes

Alexandre Garabedian
HSBC, Santander et UBS portent à plus de 6 milliards d'euros les provisions passées en Europe pour faire face à la remontée des défaillances des emprunteurs.
Du fait de son exposition à l'Asie, HSBC a expérimenté en premier les effets du confinement. (Bureaux HSBC à Singapour. Photo HSBC.)

Les craintes se concrétisent pour les banques européennes. HSBC, Santander et UBS ont toutes trois, à des degrés divers, fait état d'une forte hausse de leur coût du risque liée aux effets économiques du coronavirus, à l'occasion de la publication de leurs résultats du premier trimestre mardi. Elles ont aussi montré à quel point le confinement déformait leur activité, et engendrerait une pression sur leur revenus dans les mois à venir.