Le confinement a transformé les CGP

BNP Paribas Cardif a dévoilé ce matin les résultats de son 14ème baromètre des CGP, en partenariat avec Kantar. Le métier semble renforcé et profondément changé de la crise sanitaire actuelle.
La crise a accéléré la digitalisation des CGP et leur conviction en l'ISR. Crédit photo : Pixabay

Des CGP sereins, digitaux, et promoteurs de l’ISR. Tels sont les trois principaux enseignements du 14ème baromètre des CGP de BNP Paribas Cardif en partenariat avec l’institut Kantar. 262 conseillers ont été interrogés du 7 au 25 mai sur leur adaptation à la crise et l’attitude de leurs clients dans ce contexte si particulier. Les résultats ne sont pas une grande surprise mais ils confirment que la crise a accéléré des mutations déjà en cours avant le confinement.

Les CGP sereins face à la crise

Jusqu’ici, tout va plutôt bien. 58 % des CGP interrogés se disent sereins pour la poursuite de leur activité après la crise. Leur optimisme s’explique par le fait qu’une forte majorité se sent pour l’instant épargnée par la conjoncture. Seuls 35 % se disent fortement impactés et 27 % pas du tout. Des signaux très positifs alors que 40 % jugent cette crise plus grave que celle de 2008. A contre-courant de cette sérénité ambiante, 42 % de CGP se déclarent inquiets pour leur avenir.

« Les CGP sont sereins pour leur avenir. Globalement, la profession se porte bien malgré le contexte compliqué », a résumé Pascal Perrier, directeur réseaux CGP, courtiers et e-business de BNP Paribas Cardif France lors d’un point presse organisé mardi 29 septembre.

La sérénité des CGP se justifie aussi par celle de leurs clients. Pas d’effet de panique parmi les investisseurs, mais de l’inquiétude toutefois pour leurs placements selon 60 % des CGP. Beaucoup d’opérations ont été réalisées au début du confinement, ce qu’a confirmé Pascal Perrier. « Nous avons réalisé l’équivalent de deux mois d’activité pendant les quinze premiers jours du confinement, ce qui n’aurait pas été possible si nous n’avions pas été aussi digitalisés », a-t-il indiqué pendant la présentation du baromètre.

Quand le digital remplace la poignée de main

Contrainte par le confinement, la profession semble s’être (enfin ?) digitalisée. Les mesures sanitaires extrêmes de ce début d’année ont fini de convaincre les derniers récalcitrants, CGP comme clients. « 88 % des CGP se disent plutôt satisfaits des outils digitaux mis en place par leurs fournisseurs pour la gestion des dossiers », indique BNP Paribas Cardif. En outre, 37 % des CGP ont investi dans des solutions digitales, signe que la profession semble avoir définitivement pris le virage du numérique. « Ce qui est pris n’est plus à prendre, on ne reviendra pas en arrière sur cette tendance digitale », martèle Pascal Perrier.

Le digital a aussi été utilisé pour assurer la communication avec les clients. 52 % des conseillers interrogés déclarent avoir eu plus de contacts que d’habitude avec leur clientèle. Cette proximité devrait porter ses fruits selon les sondés : 58 % estiment que la crise a accentué l’image positive de la profession, « en jouant vraisemblablement le rôle de révélateur de la qualité de leur accompagnement », peut-on lire dans le baromètre.

Le CGP sera vert ou ne sera pas

L’investissement responsable se voit consacré comme la grande tendance post confinement. 38 % des CGP affirment qu’ils proposeront davantage de fonds ISR à leurs clients. Petit bémol pour les ultimes sceptiques : seuls 7 % de ceux qui n’en proposaient pas à leur clientèle avant la crise le feront désormais. C’est peu compte tenu du besoin croissant des particuliers de donner du sens à leur épargne.