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L'Anacofi fait des propositions de sortie de crise

Pas moins de trente propositions ont été avancées par l'association de CGP qui touchent des domaines très différents comme celui de l'épargne, la fiscalité ou le crédit.
DR, David Charlet, président de l'Anacofi

Associée comme partenaire ou membre de diverses instances au sein desquelles le plan de redémarrage ou de relance de l’économie reste la préoccupation essentielle, l’Anacofi se veut force de proposition. Parmi les pistes évoquées qui touchent des domaines très différents comme celui de l'épargne, le crédit ou la fiscalité, l’association de conseillers en gestion de patrimoine souhaite notamment que les pouvoirs publics autorisent des rachats exceptionnels de contrats retraite Madelin/PER, dans la limite de 12 000 euros pris sur les fonds sécuritaires et ce sans taxes ni impôts. Plus largement, l’Anacofi est favorable à la possibilité de piocher en franchise de taxes dans toutes les réserves (contrats d’épargne, retraite, sortie de prises de participation), et qu’il soit possible de lisser les années fiscales 2019/2020 des entreprises « permettant ainsi de réaliser une sorte d’exercice exceptionnel « si besoin » mais sur simple demande ».

L'association souhaite également à ce que l’on facilite encore l’accès au financement participatif afin notamment de « permettre des solutions de liquidité qui seront maintenant encore plus attendues par les investisseurs ». Elle se dit favorable à une remise à plat de la logique d’analyse et d'approche du risque des produits d’investissement et des clients/investisseurs, et que l’on relève le montant des donations inter générationnelles "afin de transférer de la capacité de consommation, mais également d’investissement ou de soutien d’une activité".

Enfin, l’Anacofi appelle à la réforme du TAEG et à revenir sur la recommandation de plafonnement d’endettement du Haut Comité de Stabilité Financière fixé à un niveau ferme de 33%. L’association milite également pour que l’on facilite le traitement des dossiers de crédits par les banques. « Le blocage actuel limite le volume de crédit, ce qui freine les financements en général et immobilier en particulier, ce qui pourrait avoir des effets catastrophiques tant sur la construction que sur les valorisations ou pour toute la chaine des acteurs de la mutation / intermédiation », explique-t-elle.